La Vie des idées est un magazine international d’analyse et d’information sur le débat d’idées.
Nous sommes en congé estival jusqu’à la mi-août. Voici une sélection de quelques textes saillants de l’année. À bientôt !
La victoire électorale au Pérou de Keiko Fujimori, la fille de l’ancien autocrate des années 1990, doit s’apprécier au regard d’une modification institutionnelle : le retour du bicamérisme.
Lutter contre la chaleur urbaine ne peut pas passer par une adaptation très superficielle, mais par une transformation de notre manière de construire et d’habiter un monde à la fois fragile et hostile.
Comment le savoir occidental a-t-il été absorbé et réinterprété par les sociétés extra-occidentales ? L’ouvrage érudit de T. Brisson remet en cause l’image d’un hégémonisme sans nuance.
La plupart des préjugés antisémites existent toujours, sous une forme actualisée, sans que leur histoire soit bien connue : ces obsessions, fantasmes et schémas de pensée restent profondément sédimentés dans nos sociétés.
À propos de : Jawad Daheur et Iva Lučić, dir., Habsburg Natures : Imperial Governance & Environment in Central Europe, 1850-1918, Berghahn
À propos de : Louise Tassin, Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa, La Découverte
À propos de : Sébastien Fontenelle, Tolkien contre les machines. Écologie et antifascisme en Terre du Milieu, Lux éditeur
Tandis que l’administration Bush avait saisi la nécessité de « vendre » le conflit en Irak à l’opinion publique, l’administration Trump se passe de toute justification. Les animateurs de late night réactivent le lexique de la “guerre juste” pour rappeler aux républicains les erreurs du passé.
« Tous logés à la même enseigne » face à la canicule, comme le prétend un journaliste ? M. Ginsburger démontre combien les inégalités de logement et d’équipement entament l’universalité de ce que devrait être un droit à la fraîcheur.
Le Centre Pompidou a été un modèle pour la politique culturelle française, mais aussi le témoin et victime de ses dérives, de ses impasses, de la réduction des budgets publics à la massification-marchandisation de la culture.
Carlo Ginzburg nous rappelle que la vérité n’apparaît jamais à l’historien sous la forme d’une donnée, comme une pièce de monnaie qu’on ramasserait par terre. Le regard analytique, le rapport aux sources, l’administration de la preuve, le combat contre le mensonge font pleinement partie de l’« expérience historienne ».
Historien de la sorcellerie et des croyances paysannes, Carlo Ginzburg a produit une œuvre d’une richesse et d’une puissance exceptionnelles. Dans cet entretien, il revient sur son parcours intellectuel, qui l’a conduit des campagnes frioulanes aux complots des années 1970-1980, et évoque la dimension personnelle de son rapport aux archives.
À propos de : Eric Klinenberg, Canicule. Chicago, été 1995 : autopsie sociale d’une catastrophe, éditions 205
De la pandémie de Covid-19, nous semblons peiner à prendre la mesure. Son arrivée est soudaine, ses effets incertains et ses conséquences à long terme encore imprévisibles. La Vie des Idées rassemble un ensemble de textes sur les épidémies qui en explorent les multiples facettes.
Socialisme et néo-libéralisme s’accordent sur la nécessité d’une vie associative développée, tenant pour évident que les associations sont des écoles de démocratie, des lieux de civisme et de don. Les conflits qui l’agitent invitent pourtant à réfléchir sur la complexité d’un monde associatif qui emploie autant, aujourd’hui, que la fonction publique territoriale.
En marge d’une campagne électorale figée sur l’hyperpersonnalisation des débats, la Vie des idées propose deux dossiers qui mettront en lumière les techniciens du politique et les artisans de l’égalité qui, loin des projecteurs médiatiques, ou juste derrière eux, font vivre l’énergie du politique.
Né en 1901 sur l’île de Trinidad, Cyril Lionel Robert James est une figure majeure de l’histoire intellectuelle et politique du XXe siècle. Au-delà de son livre Les Jacobins noirs, il est l’auteur d’une œuvre foisonnante qui nourrit les pensées critiques contemporaines, tout particulièrement les cultural et postcolonial studies.
Scientifique, logicien, et moraliste, William Stanley Jevons est l’un des premiers économistes à définir l’agent économique. L’économiste, se demande-t-il, doit-il décrire cet agent ou bien aider les personnes à faire des choix corrects ?
La théorie économique doit à Albert O. Hirschman l’enrichissement de la notion d’« acteur rationnel », dont il a montré les capacités de délibération propres à promouvoir le développement d’une société démocratique de marché. Portrait d’un économiste contestataire et activiste.
Étienne Anheim and Paul Pasquali examine a key moment in interdisciplinary dialogue: Pierre Bourdieu’s translation and editing of the art historian Erwin Panofsky.
Bernard Manin sees Montesquieu as a political philosopher who was attentive to the plurality of political forms and the way that such pluralism can, in moderate regimes, prevent the abuse of power. This is why it is important, he explains, to keep reading this Enlightenment philosopher.
About: Pierre Charbonnier, Vers l’écologie de guerre, La Découverte
About: Geneviève Verdo, Des peuples en mal d’union. Aux origines de l’Argentine, Flammarion
About: Denis Crouzet, Paris criminel. 1572, Les Belles Lettres