Recension International

Métamorphoses de la haine

À propos de : Bruno Quélennec, Salima Naït Ahmed (dir.), Penser l’antisémitisme contemporain. Anthologie critique, Éditions de l’Aube


par , le 21 septembre


Télécharger l'article : PDF EPUB MOBI

L’antisémitisme n’a pas disparu d’Allemagne et d’Autriche. Une anthologie en dessine les contours et les travestissements.

Penser l’antisémitisme contemporain peut constituer une entreprise délicate. Si les analyses sociologiques des années 1980 relatives à l’antisémitisme dans l’Allemagne et l’Autriche post-nazies font sans doute consensus, l’approche plus récente tendant à considérer le racisme et l’antisémitisme comme « des phénomènes certes différents, mais imbriqués » (p. 8) est moins évidente. L’un des mérites de cette anthologie est donc, en associant des études fondamentales déjà anciennes à des analyses plus contemporaines, de donner matière à réflexion à tous ceux qui s’interrogent sur la persistance et le renouveau de l’antisémitisme en Europe de l’Ouest depuis 1945, sur l’utilité des politiques de lutte contre l’antisémitisme, sur les différents positionnements en Allemagne et en France à l’égard du conflit israélo-palestinien, ou encore sur l’existence de similitudes entre le discours antijuif et le discours antimusulman.

Dans leur introduction très claire et extrêmement pédagogique, Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed justifient le choix d’une anthologie de textes allemands et autrichiens par le fait que les recherches françaises actuelles en sciences sociales se seraient quelque peu détournées de la question de l’antisémitisme contemporain, alors même que les propos et les actes antijuifs se multiplient en France. Forts de leur très bonne connaissance de ces pays germanophones et des débats qui les agitent, les deux philosophes ont donc décidé d’éditer des études parues en langue allemande depuis la fin des années 1970 sous l’impulsion tout d’abord de l’École de Francfort et du Centre de recherche sur l’antisémitisme de Berlin (Zentrum für Antisemitismusforschung), complétés dans les années 2000 par la sociologie de la connaissance appliquée à l’antisémitisme, et par des travaux alliant ces approches classiques aux Critical Race Studies anglo-saxonnes depuis les années 2010. Ainsi, cette volumineuse anthologie se compose d’une interview et de 16 articles, précédés chacun d’une courte introduction replaçant leurs auteurs dans un contexte historique particulier et précisant en quoi leur approche est novatrice.

Un antisémitisme sans antisémites ?

Les huit premiers articles sont consacrés à « l’antisémitisme après Auschwitz ». Leur conclusion commune, étayée par les résultats de nombreuses études empiriques et illustrée par des débats de société, est que l’antisémitisme n’a pas disparu d’Autriche et d’Allemagne depuis l’effondrement du Reich hitlérien, mais qu’il s’est maintenu sous une forme différente. Le sociologue autrichien Bernd Marin montre ainsi que ce qui distingue essentiellement l’antisémitisme post-1945 des formes de haines antijuives qui l’ont précédé, c’est qu’il constitue un « antisémitisme sans antisémites », « un préjugé de masse dépourvu de légitimation » (p. 70), mais qui irrigue au quotidien la pensée et le langage de la majorité de la population. De fait, faute de procéder à un examen critique de ces préjugés antisémites, l’Autriche de 1979 serait une nation « inauthentique » (p. 84), incapable de considérer son passé nazi avec honnêteté, et de ne pas appliquer certains stéréotypes renouvelés aux Israéliens et aux Arabes de Palestine.

Les sociologues allemands Werner Bergmann et Rainer Erb prolongent cette analyse en développant le concept de « latence communicationnelle ». Si l’on a ôté aux Allemands depuis 1945 la possibilité d’exprimer publiquement des jugements négatifs sur les juifs, affirment-ils, c’est avant tout pour garantir la stabilité de la République fédérale naissante et son intégration au sein des nations démocratiques. Mais les préjugés antisémites s’expriment tout de même par déplacement thématique (envers les immigrés) et par substitution (envers le « sionisme »). De plus, la mémoire collective officielle, qui dénonce les atrocités commises sous le nazisme d’un point de vue moral, entre en conflit avec la mémoire privée des citoyens, qui voudraient que les souffrances endurées par les Allemands soient elles aussi prises en compte. Aussi la dynamique spécifique du préjugé antisémite en Allemagne depuis 1945 doit-elle être étudiée en lien étroit avec « la problématique de la faute » (p. 136).

C’est ce que fait effectivement Rolf Pohl, qui analyse la recrudescence de l’antisémitisme durant les dernières décennies en recourant au concept d’« antisémitisme secondaire » théorisé par T. W. Adorno, pour qui l’antisémitisme post 1945 consisterait en une inversion du rapport entre bourreaux et victimes. Werner Bergmann et Jan Weyand identifient quant à eux différentes phases de ce « rejet défensif de la culpabilité » : d’abord, la volonté de distinguer entre les bons Allemands et les vrais criminels ; puis le reproche fait aux victimes juives d’être responsables de leur propre malheur, l’insistance sur les souffrances endurées par la population allemande (non-juive), et la criminalisation des juifs d’hier et d’aujourd’hui ; enfin, le désir plus actuel de tirer un trait sur le passé.

Nous, les autres, et les juifs

Mais quelles sont les caractéristiques de l’antisémitisme moderne ? Klaus Holz propose de le définir comme un « antisémitisme national » (p. 237), c’est-à-dire un antisémitisme auprès duquel le nationalisme jouerait le rôle d’idéologie directrice. Or, si dans tout discours national, les nations étrangères sont définies comme « autres » que le « nous », comme non identiques à lui, les juifs, eux, ne seraient pas considérés par l’antisémitisme national comme formant un peuple au même titre que les autres peuples. « Ils sont plutôt construits pour servir de tiers dans la distinction entre le groupe du ‘nous’ et les autres nations » (p. 247) ‒ un tiers qui, selon la dichotomie habituelle, ne devrait pas exister du tout. C’est à cette même conclusion que parvient Thomas Haury lorsqu’il cherche à définir l’antisémitisme contemporain dans le contexte du conflit israélo-palestinien. Aux chercheurs qui défendent la possibilité de faire « la différence entre le discours antisémite et la critique légitime d’Israël et du sionisme » (p. 329), Haury rappelle que « l’antisémitisme contre Israël » n’est pas propre au XXIe siècle. Il propose plutôt de définir un schème fondamental de l’antisémitisme, basé sur « une interprétation du monde moderne à l’intérieur de laquelle une image collective et positive de soi se construit au moyen d’une image antijuive et complémentaire de l’ennemi » (p. 338). Dans la sémantique sociale, les juifs ne seraient jamais décrits de la même manière que les autres étrangers, mais comme une menace existentielle qu’il faudrait éliminer.

Cette supposée particularité des juifs est également mise en évidence par les études de genre consacrées à l’antisémitisme. L’Autrichienne Karin Stögner étudie ainsi les similitudes existant entre les représentations des femmes déviantes et celle des juifs et des juives, tous situés du côté d’une prétendue « anti-nature », ou encore les représentations de la virilité de l’homme juif, tantôt moquée comme défaillante, tantôt redoutée. Cet article, qui définit l’antisémitisme comme « l’idéologie intersectionnelle par excellence » (p. 297) et fait écho aux études historiques actuelles accordant davantage de place à la question du genre, déçoit cependant par l’absence quasi totale d’exemples ou de données chiffrées venant étayer les thèses développées, pourtant prometteuses.

Étudier pour mieux combattre aujourd’hui

La deuxième partie de l’anthologie est consacrée aux problématiques très actuelles de lutte contre l’antisémitisme et les différents racismes. L’historienne Yasemin Shooman propose ainsi de comparer l’antisémitisme au « racisme antimusulman ». En rapprochant les discours de Heinrich Treitschke, antisémite influent du XIXe siècle, du brûlot anti-immigration L’Allemagne disparaît (2010) du politicien Thilo Sarazzin, elle distingue de nombreuses analogies structurelles entre le discours antijuif d’hier et le discours antimusulman d’aujourd’hui. L’association de la catégorie religieuse à la catégorie ethnique permettrait de définir « l’islamophobie […] comme un racisme culturellement fondé » (p. 373). Mais l’analyse des discours sur la modernité révèle une différence significative entre les deux types de haine : si la modernité est présentée négativement par les antisémites, qui voient en elle la conséquence de la présence juive, elle est au contraire défendue par les racistes, qui accusent les immigrés non-Européens de vouloir remettre en question les droits humains, et en particulier les droits des femmes.

Jasmin Dean étudie quant à elle les coalitions de communautés noires, juives, musulmanes et roms dans l’Allemagne réunifiée selon une perspective postcoloniale, en souhaitant que les chercheurs soient « simultanément et également critiques à l’égard de l’antisémitisme et du racisme » (p. 401). À partir de témoignages, l’historienne montre que la recrudescence d’actes racistes et antisémites après la Réunification allemande a amené les membres de ces communautés à prendre conscience des similitudes dans leurs expériences de personnes « racialisées ». Une rupture se produit pourtant lorsque l’État permet aux juifs immigrés de l’ex-Union soviétique de bénéficier de la « loi relative aux réfugiés du contingent » (1991), alors même que les immigrations de pays non-européens sont freinées. Au sein des coalitions intercommunautaires, les tensions se font alors plus nombreuses : concurrence pour être les « juifs d’aujourd’hui », femmes juives immigrées victimes de discrimination de la part de féministes afro-allemandes qui voient en elles des femmes « blanches » disposant de privilèges dus à leur « invisibilité » et à leur supposée position de pouvoir dans certaines parties du monde (Israël).

C’est d’ailleurs cette problématique de l’« invisibilité » des juifs qui est abordée par Judith Coffey et Vivien Laumann. Ces dernières rappellent que tous les juifs ne profitent pas de « l’invisibilité blanche », et démontrent que cette invisibilité est essentiellement imposée par la « normativité goy » (la norme blanche chrétienne). Depuis l’expérience du nazisme et de la Shoah, vivre suppose en effet pour un juif de se cacher. Pourtant, certains représentants de la gauche anti-raciste ou des féministes queer ne reconnaissent pas l’antisémitisme comme un mal à combattre sous prétexte que les juifs seraient « blancs » et donc puissants. De ce fait, ces préjugés viennent nourrir la vieille imagerie antisémite de la droite, qui place le centre invisible du pouvoir politique et économique entre les mains de juifs qui se cacheraient pour mieux agir.

Peut-on combattre ensemble ?

De nombreux intellectuels et militants affirment aujourd’hui qu’il est essentiel de ne pas séparer la lutte contre l’antisémitisme de celle contre le racisme. Ainsi, après avoir rappelé que des traditions théoriques différentes ont mené à un séparatisme méthodologique qui s’est doublé d’une opposition entre deux camps dans la société civile, la politiste Sina Arnold souligne qu’il existe pourtant un certain nombre de similitudes entre antisémitisme et racisme, sans pour autant nier leurs différences. De plus, un nouvel antisémitisme « géographiquement décalé » (p. 435) vers Israël et porté par de nouveaux acteurs a émergé depuis les années 2000, tandis que, dans le même temps, le « racisme antimusulman » n’a cessé de croître en Europe. De fait, l’Allemagne des années 2010, années d’immigration massive, est secouée à la fois par l’« antisémitisme antiraciste » des ennemis d’Israël notamment, et par le « racisme anti-antisémite » (p. 438) des populistes de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD). Arnold propose donc que les recherches sur l’antisémitisme et celles sur le racisme s’enrichissent mutuellement. Les premières gagneraient à se recentrer sur le point de vue des personnes victimes d’antisémitisme ; les secondes, à se nourrir des études socio-psychologiques de l’École de Francfort qui montrent comment les racistes confèrent une apparence de rationalité à un délire irrationnel.

Appelant lui aussi à un décloisonnement des points de vue, le politiste Floris Biskamp rappelle que le projet de critique de l’antisémitisme s’est inscrit dans la lignée de la Théorie critique, sa défense des Lumières et de la modernité face à des idéologies régressives, tandis que le cadre théorique de la critique du racisme repose largement sur les théories postcoloniales et la volonté de faire preuve de solidarité avec les faibles et les opprimés. Mais les deux perspectives ne parviennent pas à se réconcilier parce qu’elles n’accordent pas la même valeur au racisme. Pour les critiques de l’antisémitisme, le racisme reste une idéologie secondaire par rapport à la dynamique d’anéantissement de la haine antijuive. Pour les critiques postcoloniales du racisme, au contraire, l’antisémitisme n’est qu’un racisme parmi d’autres ; l’antisémitisme serait même devenu un problème secondaire depuis 1945 puisque les juifs appartiendraient aux groupes hégémoniques. C’est dans le contexte du conflit israélo-palestinien que ces discours antagonistes s’expriment le plus clairement, les uns considérant Israël comme l’État des survivants de la Shoah et des valeurs de raison, les autres dénonçant en lui une colonie de peuplement colonial au même titre que l’Afrique du Sud. Comment alors entendre le discours de la partie adverse ? La solution proposée par Biskamp semble malheureusement bien utopique : « Une discussion productive serait possible si […] les participant.es admettaient la possibilité de se tromper […] » (p. 465).

Constatant eux aussi qu’il est difficile de concilier lutte contre le racisme et combat contre l’antisémitisme, Klaus Holz et Thomas Haury se demandent s’il existe effectivement un antisémitisme spécifique de la gauche libérale, expressément dirigé contre Israël et entretenu par l’antiracisme. L’analyse des arguments de la philosophe américaine Judith Butler lorsqu’elle défend le mouvement palestinien BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) révèle les graves contradictions internes du mouvement. Ce mouvement mettrait en avant une dichotomie très forte entre un « nous », qui se définit comme antiraciste et solidaire, et un « eux », incluant tous ceux qui ne partagent pas la même définition de l’universalisme. De manière générale, les tensions entre combat antiraciste et combat anti-antisémite feraient souvent de nos contemporains des êtres « déchirés » (p. 487), incapables d’argumentation nuancée.

Mais l’antisémitisme d’une certaine gauche ne doit pas faire oublier la persistance de celui de droite, au discours renouvelé. À partir des années 2010, l’AfD et ses réseaux de la « nouvelle droite radicale » font en effet le choix d’assumer l’histoire allemande dans son ensemble pour libérer la nation de sa fixation sur le Reich hitlérien. Le national-socialisme et ses crimes ne sont donc plus niés ou atténués, mais intégrés au récit national comme la page sombre et somme toute secondaire d’un grand ensemble dont il n’y aurait majoritairement pas à rougir. Holz et Haury qualifient cette façon de procéder d’« encapsulage de la culpabilité » (p. 525). Or, ce nationalisme renouvelé s’accompagne étonnamment d’un certain philosémitisme. Le judaïsme est désormais présenté comme faisant partie intégrante de la culture allemande, et Israël, soutenu face à ses ennemis. Mais il s’agit en fait pour l’AfD d’instrumentaliser la défense des juifs pour dénoncer l’immigration arabo-musulmane et africaine. Plus encore, l’analyse des discours révèle que la vieille tradition antisémite est revitalisée par ce nouveau nationalisme : la toute-puissance de l’oligarchie financière internationale et « grand remplacement » voulu par quelque force antinationale semblent plus menaçants que jamais.

Crimes coloniaux, génocides et Shoah

Penser l’antisémitisme implique également de s’interroger sur la singularité de la Shoah. Les controverses de ces dix dernières années concernant la nature de la Shoah par rapport à celle d’autres génocides et par rapport à la violence coloniale ont été si riches qu’elles ont été qualifiées de « querelle des historiens 2.0 », en référence aux débats des années 1980 sur la dimension fondamentalement nouvelle des crimes nazis. Depuis une vingtaine d’années, en effet, des historiens ont débattu de l’existence de similitudes structurelles entre le génocide commis contre les Héréros et les Namas au début du XXe siècle dans le Sud-Ouest africain allemand et la guerre d’anéantissement menée par les Allemands en Pologne et dans les territoires soviétiques dans les années 1940. Ils se sont globalement accordés sur l’idée que la conquête ultra-violente de territoires à l’Est relevait d’une pratique coloniale, mais que ni la Shoah ni le génocide tzigane (Porajmos) n’auraient constitué des crimes coloniaux. En revanche, le contexte colonial les aurait rendus possibles. Mais qu’est-ce qui définit alors la singularité absolue de la Shoah parmi d’autres génocides ? Les historiens la présentent généralement comme un génocide sans précédent, ou insistent sur sa nature criminelle à part, ou affirment qu’elle se trouve au-delà de ce que l’homme peut comprendre. Pourtant, les travaux récents sur les différents génocides commis dans le monde, et en particulier sur celui des Tutsis et sur le Porajmos, démontrent que placer la Shoah à part mène à une hiérarchisation des souffrances des victimes. Pour conserver la thèse d’une certaine singularité de la Shoah tout en pratiquant une culture de la mémoire « inclusive », Urs Lindner propose « une conception du mal ultime qui soit plurielle et suffisante » (p. 626) : plurielle, parce qu’elle irait de la privation extrême de liberté à l’extermination, et suffisante, dans la mesure où le mal ultime ne serait pas susceptible de gradation.

Sans nul doute, cette anthologie deviendra rapidement indispensable à tous ceux qui souhaitent mieux connaître l’antisémitisme allemand et autrichien depuis 1945. Il est vrai que l’on aurait aimé entendre d’autres voix que celles de sociologues directement ou indirectement inspirés par la Théorie critique, mais rien n’interdit d’imaginer une suite à cette publication. En tout état de cause, que l’on partage ou non les différentes analyses proposées, l’objectif des coauteurs est largement atteint : fidèles à leur formation philosophique, ils font dialoguer les points de vue et contribuent ainsi « à un début de rapprochement, si ce n’est de réconciliation, dans les sphères de la production des savoirs scientifiques, intellectuels et militants » (p. 58).

Bruno Quélennec, Salima Naït Ahmed (dir.), Penser l’antisémitisme contemporain. Anthologie critique, La Tour-d’Aigues, Éditions de l’Aube, 2026, 792 p., 28 €.

par , le 21 septembre

Aller plus loin

Pour aller plus loin
 Theodor W. Adorno, Max Horkheimer, Dialektik der Aufklärung. Philosophische Fragmente ; La dialectique de la raison. Fragments philosophiques, trad. fr. Éliane Kaufholz, Paris, Gallimard, 1974.
 Valérie Dubslaff, « L’AfD au Bundestag. Représenter l’‘alternative’ en démocratie (2017-2021) », in — Chrystelle Fortineau-Brémond (dir.), La représentation dans la recherche en langues et cultures étrangères, Presses universitaires de Rennes, 2022, p. 345-375.
 Pierre-André Taguieff, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, 2008.

Pour citer cet article :

Anne Quinchon-Caudal, « Métamorphoses de la haine », La Vie des idées , 21 septembre 2026. ISSN : 2105-3030. URL : https://laviedesidees.fr/Penser-l-antisemitisme-contemporain

Nota bene :

Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article, vous êtes invité à proposer un texte au comité de rédaction (redaction chez laviedesidees.fr). Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

Partenaires


© laviedesidees.fr - Toute reproduction interdite sans autorisation explicite de la rédaction - Mentions légales - webdesign : Abel Poucet