La Vie des idées est un magazine international d’analyse et d’information sur le débat d’idées.
Selon la première ministre japonaise, les Japonais doivent travailler toujours plus. Ce discours productiviste doit être replacé dans l’histoire longue du conservatisme japonais et de son rapport avec le libéralisme.
Face à la défaite de 1940, Marc Bloch mettait en accusation le système d’enseignement. Notre temps appelle à relire son diagnostic.
Pourquoi les négociateurs internationaux se sont-ils tant attachés, malgré les échecs répétés, à la solution à deux États pour trouver une issue au conflit au Proche-Orient ? Pour Robert Malley, dans un monde profondément nouveau, tout est à revoir pour reconstruire à partir des débris.
Un siècle d’aviation en Europe nous fait voler de Blériot au Concorde, de l’Aéropostale à EADS. Aujourd’hui, Airbus est le premier constructeur civil au monde, ce qui n’empêche pas de poser la question de l’avenir.
À partir d’une ethnographie de la mobilisation contre le centre commercial EuropaCity, Stéphane Tonnelat éclaire les formes contemporaines de l’engagement écologiste. L’ouvrage déplie les raisons de s’opposer à l’artificialisation des terres et analyse les ressorts ordinaires de ces luttes.
À propos de : Arnaud Fossier, Les Cathares, ennemis de l’intérieur, La Fabrique
À propos de : Herman G. van de Werfhorst, « Is Meritocracy not so bad after all ? Educational Expansion and Intergenerational Mobility in 40 Countries », American Sociological Review
À propos de : Julian Mischi, Des élus en campagne : Luttes municipales dans les bourgs industriels (XXe-XXIe siècles), Presses de Sciences Po
Célèbre pour sa critique du dualisme cartésien et pour son style plein d’esprit, le philosophe anglais Gilbert Ryle incarne le triomphe planétaire, mais oublié, de la philosophie du langage ordinaire d’Oxford de l’après-guerre aux années 1960.
Et s’il existait une alternative à la fin catastrophique de l’histoire et au progrès illimité du « bon Anthropocène » ? Jean-Baptiste Vuillerod propose de prendre l’histoire à contre-sens pour surmonter la crise écologique contemporaine en s’inspirant des rapports passés ou non modernes à la nature.
La rencontre entre la post-croissance et les espaces urbains concrétise une économie du bien-être qui peut redonner vie au projet européen à l’heure où le continent s’interroge à raison sur son identité mais à tort sur son déclin.
Partant d’une comparaison entre l’Asie et l’Europe, l’anthropologue Jack Goody dénonce ce qu’il appelle le « vol de l’histoire ». Il reproche à Elias, Braudel ou Needham d’avoir conforté le grand récit qui fait de l’expérience historique de l’Europe à la fois une exception et la mesure de l’histoire du reste du monde. Cette critique est utile et légitime, selon Jacques Revel, mais repose sur des jugements parfois tout aussi globalisants que ceux qu’elle entend contredire.
Dans ce portrait intellectuel de l’enfant terrible de l’École de Francfort, S. Müller-Doohm nous découvre un infatigable polémiste, dont les prises de position ont marqué le dernier demi-siècle. C’est aussi l’histoire allemande d’après-guerre que cette première biographie nous donne à parcourir.
À propos de : J. Habermas, Entre naturalisme et religion, Gallimard.
Alors que la loi Leonetti de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie est remise en cause, La Vie des Idées a souhaité contribuer à clarifier un débat à la fois éthique, médical et philosophique qui engage la liberté et la dignité humaines. Au-delà de la souffrance des patients et des proches, c’est à la société tout entière d’engager le « travail du trépas », selon l’expression du psychanalyste Michel de M’Uzan.
Constitué en cause exceptionnelle au cours des années 1990, le sida est aujourd’hui moins présent dans l’espace public, parfois laissé à ses spécialistes. En rassemblant quelques recherches actuelles sur l’épidémie, ce dossier que lance la Vie des idées ce mois-ci montrera que le sida reste un puissant révélateur des politiques médicales, sexuelles et raciales contemporaines.
La TMM a pris une grande importance dans le débat politique aux États-Unis. Trois points de vue différents se confrontent dans ce dossier autour de ce sujet controversé.
Rorty a fait de la conversation un genre philosophique à part entière, qui l’a poussé à refuser toutes les distinctions stériles à ses yeux : entre l’analytique et le continental, entre les Lumières et la postmodernité, entre la philosophie et la littérature.
Sociologue de l’action, penseur de la société post-industrielle et compagnon de la deuxième gauche, Alain Touraine (1925-2023) a défendu la capacité des sujets à reprendre le contrôle de leur vie. Portrait d’un grand intellectuel doublé d’un social-démocrate.
Scientifique, logicien, et moraliste, William Stanley Jevons est l’un des premiers économistes à définir l’agent économique. L’économiste, se demande-t-il, doit-il décrire cet agent ou bien aider les personnes à faire des choix corrects ?
How can we move beyond the double deadlock of state socialism and market capitalism? For Lea Ypi, returning to Kant and the Enlightenment offers a perspective to provide a new ground to freedom as social responsibility, and to open up towards a cosmopolitan horizon against the authoritarianism of profit.
A collective work traces the emotional and psychological journeys of Holocaust survivors in the immediate postwar period. It examines both the practices of caregivers and the strategies survivors employed to reintegrate into society.
Backed by Raymond Aron and Manès Sperber, the French publishing house Calmann-Lévy championed anti-communism and the fight against totalitarianism from the end of World War II.
About: Adeline Barbin, La démocratie des techniques, Hermann
About: Claire Larroque, Philosophie du déchet, Presses universitaires de France
About: Catherine Malabou, Il n’y a pas eu de Révolution, Payot & Rivages