La Vie des idées est un magazine international d’analyse et d’information sur le débat d’idées.
À partir d’une ethnographie de la mobilisation contre le centre commercial EuropaCity, Stéphane Tonnelat éclaire les formes contemporaines de l’engagement écologiste. L’ouvrage déplie les raisons de s’opposer à l’artificialisation des terres et analyse les ressorts ordinaires de ces luttes.
Face à la défaite de 1940, Marc Bloch mettait en accusation le système d’enseignement. Notre temps appelle à relire son diagnostic.
Pourquoi les négociateurs internationaux se sont-ils tant attachés, malgré les échecs répétés, à la solution à deux États pour trouver une issue au conflit au Proche-Orient ? Pour Robert Malley, dans un monde profondément nouveau, tout est à revoir pour reconstruire à partir des débris.
Le débat sur l’existence des « cathares » divise. Hérétiques dualistes organisés en contre-Église ou fruit d’une construction médiévale reprise et amplifiée au XIXe siècle pour des raisons identitaires ? Le choix s’impose désormais, qui empêche toute synthèse de compromis.
Les massifications scolaires favorisent-elles la mobilité sociale ? Une analyse comparative de 40 pays montre qu’elles ont contribué à desserrer le lien entre origine et destinée sociale.
À propos de : Julian Mischi, Des élus en campagne : Luttes municipales dans les bourgs industriels (XXe-XXIe siècles), Presses de Sciences Po
À propos de : Marc Lazar, Pour l’amour du peuple. Histoire du populisme en France, XIXe-XXe siècles, Gallimard
À propos de : Frédéric Ramel, Espace mondial, Presses de Sciences Po
Célèbre pour sa critique du dualisme cartésien et pour son style plein d’esprit, le philosophe anglais Gilbert Ryle incarne le triomphe planétaire, mais oublié, de la philosophie du langage ordinaire d’Oxford de l’après-guerre aux années 1960.
Et s’il existait une alternative à la fin catastrophique de l’histoire et au progrès illimité du « bon Anthropocène » ? Jean-Baptiste Vuillerod propose de prendre l’histoire à contre-sens pour surmonter la crise écologique contemporaine en s’inspirant des rapports passés ou non modernes à la nature.
La rencontre entre la post-croissance et les espaces urbains concrétise une économie du bien-être qui peut redonner vie au projet européen à l’heure où le continent s’interroge à raison sur son identité mais à tort sur son déclin.
Dans ce portrait intellectuel de l’enfant terrible de l’École de Francfort, S. Müller-Doohm nous découvre un infatigable polémiste, dont les prises de position ont marqué le dernier demi-siècle. C’est aussi l’histoire allemande d’après-guerre que cette première biographie nous donne à parcourir.
En désignant les organisations internationales comme boucs émissaires, les attaques trumpistes sapent le multilatéralisme et l’ordre libéral issu de 1945. Ce désengagement américain relance le débat sur un possible leadership alternatif porté par l’UE.
À propos de : J. Habermas, Entre naturalisme et religion, Gallimard.
À propos de : J. Goody, Le Vol de l’histoire. Comment l’Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde, Gallimard.
La famille a changé. Quelles sont les implications socio-économiques de ses transformations ? Ce dossier explore les nouvelles contraintes économiques, politiques, juridiques et symboliques qui pèsent sur les familles aujourd’hui.
Les catastrophes et leur lot de tragédies ne cessent de se multiplier et avec elles les travaux qui, en sciences humaines et sociales, s’efforcent de comprendre ce qui peut faire sens dans leur répétition. C’est à ressaisir la nature de ces recherches qu’est consacré ce dossier que La Vie des idées ouvre aujourd’hui.
Des sécheresses plus longues aux inondations plus fréquentes, l’eau devient un sujet de préoccupation majeur. Les perturbations croissantes du cycle de l’eau mettent à rude épreuve les modes de gestion actuels, aussi bien techniques que politiques, hérités d’une période de moindre tension.
Claude Nicolet a marqué tout autant par ses travaux sur Rome et par ses essais, très connus et très engagés, sur l’idée républicaine. Il a aussi fait école, en systématisant l’usage de la méthode prosopographique.
Paul Feyerabend ne cessa de critiquer le rationalisme et l’approche abstraite de la philosophie des sciences, enfermée dans son jargon et son logicisme. Quitte à prêter le flanc au relativisme et à passer pour « le pire ennemi de la science » ?
Révolutionnaire ralliée à Lénine, ministre bolchevik féministe, écrivain polyglotte, « sexuellement émancipée », intellectuelle ayant pensé la famille, l’État ou les nationalités : la modernité d’Alexandra Kollontaï (1872-1952) saute aux yeux.
How can we move beyond the double deadlock of state socialism and market capitalism? For Lea Ypi, returning to Kant and the Enlightenment offers a perspective to provide a new ground to freedom as social responsibility, and to open up towards a cosmopolitan horizon against the authoritarianism of profit.
Backed by Raymond Aron and Manès Sperber, the French publishing house Calmann-Lévy championed anti-communism and the fight against totalitarianism from the end of World War II.
Against the trend towards experts having exclusive control over technological development — justified on the grounds of the public’s alleged incompetence — Adeline Barbin argues that citizens should be given greater power so as to ensure that techniques are consistent with democratic values.
About: Claire Larroque, Philosophie du déchet, Presses universitaires de France
About: Catherine Malabou, Il n’y a pas eu de Révolution, Payot & Rivages
About: Dimitri Tilloi d’Ambrosi, Le Régime romain, Presses universitaires de France