La Vie des idées est un magazine international d’analyse et d’information sur le débat d’idées.
Comment représenter un phénomène qui relie des processus aussi différents que le climat, les océans, l’agriculture, l’urbanisation ou les flux de ressources à l’échelle mondiale ? La réponse tient en une forme séculaire : l’atlas.
Célèbre pour sa critique du dualisme cartésien et pour son style plein d’esprit, le philosophe anglais Gilbert Ryle incarne le triomphe planétaire, mais oublié, de la philosophie du langage ordinaire d’Oxford de l’après-guerre aux années 1960.
Pourquoi les négociateurs internationaux se sont-ils tant attachés, malgré les échecs répétés, à la solution à deux États pour trouver une issue au conflit au Proche-Orient ? Pour Robert Malley, dans un monde profondément nouveau, tout est à revoir pour reconstruire à partir des débris.
On s’inquiète beaucoup des conséquences que l’IA pourrait avoir sur les pratiques artistiques, l’homme pouvant être ainsi remplacé par la machine. Mais on n’est pas assez sensible à ses apports et à ses effets esthétiques nouveaux.
Comment devient-on sociologue ? Comment construit-on une œuvre ? Quel type d’écriture invente-t-on pour cela ? Jean-Claude Passeron raconte son itinéraire, de la philosophie aux sciences sociales.
À propos de : Wiktor Stoczkowski, Penser comme Poutine. Une menace pour nos démocraties, Éditions du Cerf
À propos de : Ludivine Eloy, Dans le vert des cartes. Agriculture et environnement au Brésil, Presses universitaires de Rennes
À propos de : Yves Sassier, Le Prince et la loi en Occident (VIe siècle av. J.-C.-début XVe siècle), Presses universitaires de France
Et s’il existait une alternative à la fin catastrophique de l’histoire et au progrès illimité du « bon Anthropocène » ? Jean-Baptiste Vuillerod propose de prendre l’histoire à contre-sens pour surmonter la crise écologique contemporaine en s’inspirant des rapports passés ou non modernes à la nature.
La rencontre entre la post-croissance et les espaces urbains concrétise une économie du bien-être qui peut redonner vie au projet européen à l’heure où le continent s’interroge à raison sur son identité mais à tort sur son déclin.
La disparition des services de proximité inquiète. Les électrices et les électeurs avouent très souvent se déterminer en fonction de ces enjeux locaux, au détriment des considérations nationales ou internationales.
Et si la raison, comme le montre aujourd’hui la logique marchande, était finalement bien plus capable de calculer des moyens que de poser des fins ? Le dernier recueil de Jürgen Habermas, le chantre de la raison communicationnelle, témoigne d’un surprenant revirement vers la religion et le registre compassionnel.
Partant d’une comparaison entre l’Asie et l’Europe, l’anthropologue Jack Goody dénonce ce qu’il appelle le « vol de l’histoire ». Il reproche à Elias, Braudel ou Needham d’avoir conforté le grand récit qui fait de l’expérience historique de l’Europe à la fois une exception et la mesure de l’histoire du reste du monde. Cette critique est utile et légitime, selon Jacques Revel, mais repose sur des jugements parfois tout aussi globalisants que ceux qu’elle entend contredire.
À propos de : S. Müller-Doohm, Jürgen Habermas. Une biographie, Gallimard
Trente ans après sa création, la Politique de la Ville est fortement controversée. La place prépondérante laissée à l’action de l’État, qui ne prend pas assez en compte les habitants, est remise en cause. À l’occasion de la réforme en cours, La Vie des Idées s’empare de ce thème en faisant notamment place aux comparaisons.
Les différentes contributions de ce dossier se proposent de dépasser les enjeux électoraux, et de replacer les manifestations contemporaines d’extrême droite dans une histoire longue.
À l’occasion de la révision en février 2011 des lois de bioéthique au parlement – qui devrait selon toute apparence les reconduire quasi à l’identique – La Vie des idées consacre un dossier à ces questions en se penchant plus particulièrement sur la question très débattue du don. Puisque le débat n’aura pas vraiment lieu à l’Assemblée, c’est sur La Vie des idées que les arguments se confrontent. La levée de l’anonymat dans la procréation assistée a été la seule véritable modification juridique véritablement envisagée (lors des consultations du moins). Plusieurs articles et entretiens y sont consacrés.
Révolutionnaire ralliée à Lénine, ministre bolchevik féministe, écrivain polyglotte, « sexuellement émancipée », intellectuelle ayant pensé la famille, l’État ou les nationalités : la modernité d’Alexandra Kollontaï (1872-1952) saute aux yeux.
Disparu en janvier 2019, le sociologue américain Erik Olin Wright a consacré sa vie à échafauder les bases d’un avenir post-capitaliste de l’humanité en repensant les rapports de classes et leurs transformations, à l’aune d’un marxisme renouvelé par l’enquête empirique.
La contribution de Jane Mansbridge à la théorie politique est majeure : soucieuse toute sa vie d’allier recherche empirique et approche théorique, elle a beaucoup apporté à la critique du choix rationnel et à une réflexion sur la démocratie comprise comme un processus permanent, toujours en mouvement.
How can we move beyond the double deadlock of state socialism and market capitalism? For Lea Ypi, returning to Kant and the Enlightenment offers a perspective to provide a new ground to freedom as social responsibility, and to open up towards a cosmopolitan horizon against the authoritarianism of profit.
We would rather not see or even think about our waste, but it has a lot to tell us about our habits, our lives, and more importantly, about what we are doing to our world today.
Marx misunderstood Proudhon: he criticized him for neglecting the relations of production, when in fact the French anarchist was interested in the political subjugation that, in his view, private property inevitably causes.
About: Dimitri Tilloi d’Ambrosi, Le Régime romain, Presses universitaires de France
Reviewed: Georgina Adam, The Rise and Rise of the Art Private Museum, Lund Humphries
About: Raphaël Morera, Une histoire au fil de l’eau. Paris et son environnement, XVIe-XVIIIe siècle, Éditions de l’EHESS