La Vie des idées est un magazine international d’analyse et d’information sur le débat d’idées.
Les ouvriers peinent à se faire élire dans les communes où ils sont pourtant majoritaires. Julian Mischi, à partir de l’étude de trois villes, s’interroge sur cette marginalisation.
Face à la défaite de 1940, Marc Bloch mettait en accusation le système d’enseignement. Notre temps appelle à relire son diagnostic.
Pourquoi les négociateurs internationaux se sont-ils tant attachés, malgré les échecs répétés, à la solution à deux États pour trouver une issue au conflit au Proche-Orient ? Pour Robert Malley, dans un monde profondément nouveau, tout est à revoir pour reconstruire à partir des débris.
Le populisme continue à alimenter la veine éditoriale. L’originalité du livre de l’historien Marc Lazar tient à la focale mise sur la France : elle en serait le berceau.
À l’heure d’un retour généralisé de la violence et de mutations technologiques aux issues incertaines, penser les relations internationales comme un seul espace mondial permet de saisir la multiplicité des dynamiques internationales et l’augmentation des interconnections à l’échelle planétaire.
À propos de : Alexia Blin, À l’assaut de l’abondance. Socialisme et consommation du XIXe siècle à nos jours, Puf
À propos de : Markus Hinterleitner, Blaming bureaucracy. Reckoning with a problematic political activity, Oxford University Press ; Julie Gervais, Claire Lemercier & Willy Pelletier, La haine des fonctionnaires, Éditions Amsterdam
À propos de : Jean-Arnault Dérens, Géopolitique de l’orthodoxie. De Byzance à la guerre en Ukraine, Tallandier
Célèbre pour sa critique du dualisme cartésien et pour son style plein d’esprit, le philosophe anglais Gilbert Ryle incarne le triomphe planétaire, mais oublié, de la philosophie du langage ordinaire d’Oxford de l’après-guerre aux années 1960.
Et s’il existait une alternative à la fin catastrophique de l’histoire et au progrès illimité du « bon Anthropocène » ? Jean-Baptiste Vuillerod propose de prendre l’histoire à contre-sens pour surmonter la crise écologique contemporaine en s’inspirant des rapports passés ou non modernes à la nature.
La rencontre entre la post-croissance et les espaces urbains concrétise une économie du bien-être qui peut redonner vie au projet européen à l’heure où le continent s’interroge à raison sur son identité mais à tort sur son déclin.
Et si la raison, comme le montre aujourd’hui la logique marchande, était finalement bien plus capable de calculer des moyens que de poser des fins ? Le dernier recueil de Jürgen Habermas, le chantre de la raison communicationnelle, témoigne d’un surprenant revirement vers la religion et le registre compassionnel.
En désignant les organisations internationales comme boucs émissaires, les attaques trumpistes sapent le multilatéralisme et l’ordre libéral issu de 1945. Ce désengagement américain relance le débat sur un possible leadership alternatif porté par l’UE.
À propos de : S. Müller-Doohm, Jürgen Habermas. Une biographie, Gallimard
À propos de : J. Goody, Le Vol de l’histoire. Comment l’Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde, Gallimard.
Les catastrophes et leur lot de tragédies ne cessent de se multiplier et avec elles les travaux qui, en sciences humaines et sociales, s’efforcent de comprendre ce qui peut faire sens dans leur répétition. C’est à ressaisir la nature de ces recherches qu’est consacré ce dossier que La Vie des idées ouvre aujourd’hui.
Le monde universitaire et de la recherche est en pleine ébullition. Les motifs d’inquiétude et de colère sont multiples : ils concernent autant les dispositifs d’évaluation de la recherche et les conditions d’exercice de l’autonomie que la mastérisation de la formation des enseignants et la réforme du statut des enseignants-chercheurs.
En marge d’une campagne électorale figée sur l’hyperpersonnalisation des débats, la Vie des idées propose deux dossiers qui mettront en lumière les techniciens du politique et les artisans de l’égalité qui, loin des projecteurs médiatiques, ou juste derrière eux, font vivre l’énergie du politique.
Souvent associée à l’essor de la Négritude, et objet aujourd’hui d’une véritable reconnaissance, Paulette Nardal fut une médiatrice entre les mondes noirs dans le Paris de l’entre-deux-guerres.
La romancière indienne Arundhati Roy, après le succès mondial de son premier roman, a décidé de rompre avec la littérature pour se consacrer à l’engagement politique. Mais pour quel type d’écriture ? Quelle est la part de la fiction dans l’essai ?
Scientifique, logicien, et moraliste, William Stanley Jevons est l’un des premiers économistes à définir l’agent économique. L’économiste, se demande-t-il, doit-il décrire cet agent ou bien aider les personnes à faire des choix corrects ?
How can we move beyond the double deadlock of state socialism and market capitalism? For Lea Ypi, returning to Kant and the Enlightenment offers a perspective to provide a new ground to freedom as social responsibility, and to open up towards a cosmopolitan horizon against the authoritarianism of profit.
Against the trend towards experts having exclusive control over technological development — justified on the grounds of the public’s alleged incompetence — Adeline Barbin argues that citizens should be given greater power so as to ensure that techniques are consistent with democratic values.
We would rather not see or even think about our waste, but it has a lot to tell us about our habits, our lives, and more importantly, about what we are doing to our world today.
About: Catherine Malabou, Il n’y a pas eu de Révolution, Payot & Rivages
About: Dimitri Tilloi d’Ambrosi, Le Régime romain, Presses universitaires de France
Reviewed: Georgina Adam, The Rise and Rise of the Art Private Museum, Lund Humphries