L’État est-il l’acteur principal de la transition énergétique ? Faut-il, pour sortir du pétrole et du charbon, une politique ambitieuse de redistribution ? Questions discutées, qui supposent pour être bien comprises de ressaisir l’histoire longue de l’énergie.
Le rejet de la croissance économique est-il nécessaire à la lutte contre le réchauffement climatique ? Guillaume Delafosse propose une alternative post-croissante au « croissantisme » et au « décroissantisme » autour de quelques exemples de politiques publiques.
À combien doit-on estimer le prix d’une vie pour interdire les chaudières au fioul ? Pourquoi la tarification du carbone reste-t-elle compliquée ? Le changement climatique va coûter cher, Fanny Henriet revient sur les propositions des économistes pour l’atténuer.
S’appuyant sur l’histoire de la pensée économique, le testament intellectuel du grand économiste français Daniel Cohen montre que la croissance économique n’a de sens que si elle contribue au bonheur et invite à repenser l’économie comme un art de vivre.
Une étude menée auprès de 20 400 répondants aux États-Unis montre que les personnes pour qui le monde se divise en perdants et en gagnants sont plus favorables à une redistribution plus égalitaire et à des politiques d’immigration plus restrictives.
La mésoéconomie s’intéresse à l’articulation de choix individuels en projets collectifs, processus central pour penser le changement et accompagner les transitions sociétales.
Disparu il y a quarante ans, Fernand Braudel a profondément marqué les sciences sociales en forgeant des concepts durables pour penser le capitalisme. Son œuvre continue d’éclairer les mutations de l’économie, ses rythmes, ses espaces et ses rapports de force.
La notion de valeur a-t-elle perdu de sa valeur ? En envisageant le concept dans sa pluralité, E. Dacheux et D. Goujoun plaident pour une économie sociale, écologique et délibérative.
Comment l’art acquiert-il une valeur marchande ? Avant même le marché de la revente et des stratégies spéculatives, deux historiennes se concentrent sur le « premier marché ». Le moment décisif où l’œuvre quitte l’atelier, et que l’artiste fixe son prix et touche son public.
Thomas Angeletti montre qu’en tant qu’entité collective et catégorie d’action publique, l’économie française a pris forme relativement récemment. Il propose alors de se pencher sur les instruments, ou « dispositifs de mise en forme », qui lui donnent sa consistance et son pouvoir politique.
Les pays du Sud formulent des propositions de financements pour le développement soutenable, mais les pays du Nord freinent ces efforts. Pourtant, ces propositions sont soutenues par une large majorité de la population, même au Nord.
Alors que les pouvoirs publics semblent pour l’instant vouloir privilégier l’incitation plutôt que la contrainte pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les économistes développent des outils de plus en plus performants pour mesurer l’efficacité de ces politiques.
Charles Serfaty présente une histoire économique de la France qui réussit le pari d’être accessible au plus grand nombre tout en présentant les apports récents de la recherche universitaire.
Scientifique, logicien, et moraliste, William Stanley Jevons est l’un des premiers économistes à définir l’agent économique. L’économiste, se demande-t-il, doit-il décrire cet agent ou bien aider les personnes à faire des choix corrects ?
La résilience de l’économie russe, en dépit de la guerre et des sanctions, conduit à s’interroger : quels en sont les facteurs et les limites ?
Quel est le principe fondateur des sociétés modernes ? Vincent Bourdeau analyse la notion de mérite, à la lumière de la pensée du XIXe siècle et de la figure de Léon Walras.
Les travaux scientifiques ne concluent pas à un impact négatif de l’immigration sur les salaires ou l’emploi des travailleurs natifs. Au contraire, les immigrés contribuent à la croissance économique, notamment en soutenant l’activité dans les secteurs en tension et en favorisant l’innovation.
L’Europe du marché domine le gouvernement des politiques économiques et sociales depuis 1945. Trois autres modèles, solidaire, néomercantiliste, et ultra-libéral, s’opposent à la logique libérale.
Q. Slobodian retrace la généalogie du néolibéralisme, scientifique d’abord, économique ensuite, et politique enfin. Il est au moins autant l’œuvre intellectuelle des juristes qu’il se matérialise dans les thérapies de choc des institutions financières internationales.
Une riche enquête éclaire la façon dont les artistes non-occidentaux trouvent place dans l’élite mondialisée de l’art contemporain. La valeur de leurs œuvres se construit dans leur interprétation et réappropriation par les intermédiaires qui les promeuvent à l’aide de leurs puissants réseaux.
La réhabilitation de la notion de politique industrielle dans le débat public français et européen invite à se pencher sur son histoire et étudier comment les entreprises ont pu ou non mettre en œuvre les injonctions gouvernementales au cours des récentes décennies.
L’économiste Michaël Zemmour, dont l’intervention fut décisive dans la séquence politique ouverte par la réforme des retraites, revient sur l’expertise, la statistique publique et les conditions à réunir pour que le savoir puisse jouer un rôle dans la crise démocratique et soutenir le mouvement social.
Timothée Parrique propose un tour d’horizon de la notion de décroissance, et des débats qui l’entourent : comment se définit-elle exactement ? Comment pourrait-elle s’articuler - ou non - avec nos systèmes de production contemporains ? Constitue-t-elle une solution possible et crédible à la crise climatique et environnementale ?
Isabella Weber propose une plongée dans les débats économique et politique à l’œuvre derrière les réformes chinoises des années 1980. Un travail historique d’une grande précision qui permet d’illustrer comment sont construites les politiques économiques.
Les débats sur le travail prennent de plus en plus de place dans le débat public, où l’organisation du travail est souvent pointée du doigt comme source de souffrance des salariés. Harry Braverman, chercheur et militant, offrait des réponses à cette situation il y a cinquante ans.
Avant la guerre, l’économie ukrainienne était portée par ses exportations céréalières, minières et sidérurgiques. Ces trois activités ont été brutalement réduites par un conflit durant lequel le secteur informatique s’est imposé comme nouvelle branche de développement.
Pourquoi l’or a-t-il cessé de servir d’étalon aux différentes monnaies dans le monde ? Pour répondre à cette question, Arnaud Manas nous emmène dans les coffres des banques centrales pendant la guerre froide.
La décarbonation de l’économie menace de faire porter d’immenses coûts aux générations présentes, au bénéfice des générations futures. Instituer un prix universel du carbone pourrait servir selon Christian Gollier de boussole pour rendre cette transition juste et efficace.
Les sciences comportementales ont révolutionné notre compréhension des choix et des actions des individus. Ces approches ouvrent de nouvelles politiques publiques – ce qui soulève d’importantes questions éthiques et politiques.
Les terres bâties représentent une valeur patrimoniale considérable, mais méconnue. Alain Trannoy & Étienne Wasmer la mettent ici en lumière, pour en identifier les facteurs, et aussi pour permettre une discussion sur sa distribution, et son éventuelle taxation.
Peut-on sauver la planète en restant capitaliste ? Hélène Tordjman soutient que ce n’est pas possible, et que pour préserver la nature, il faut sortir du capitalisme - une tâche difficile !
Comment étudier le marketing ? L’approche de Thibault Le Texier, centrée sur la genèse et la diffusion de la rationalité marketing, est confrontée à d’autres regards portés par les sciences sociales sur cet objet.
Les puissances économiques aux États-Unis mettent l’État au service de leurs intérêts. Comment s’y opposer ? La constitution peut-elle jouer un rôle dans la lutte contre ces tendances oligarchiques ? Oui, mais à condition d’en retrouver l’inspiration première.
Deux cents ans après sa naissance en Occident au XIXe siècle, le capitalisme est devenu une culture au sens large, un mode de vie et une idéologie. Il traverse toutes les sphères de la société, le monde du travail et de la politique. Il s’insinue aussi dès l’enfance, dans l’éducation et la famille.
Face à la pandémie Covid-19, autorités politiques et bancaires ont semblé s’affranchir des préoccupations budgétaires. Mais maintenant que les contraintes liées à la pandémie se relâchent, celles de la dette vont revenir sur le devant de la scène.
Observer et expliquer un phénomène ou un système, c’est s’en donner une représentation. Mais comment cette représentation est-elle produite ? Par un processus de modélisation, que cet essai formalise en dix étapes.
Comment l’histoire du commerce a-t-elle façonné nos habitudes de consommation ? Quelles furent les stratégies des petits et grands magasins pour attirer les consommateurs et conquérir des marchés ? Deux ouvrages font le point sur ces questions importantes de l’histoire économique et sociale.
L’environnement est devenu une préoccupation majeure, mais sa prise en compte dans des politiques économiques implique d’en proposer une forme de quantification - or, « mesurer » l’environnement soulève de difficiles questions techniques, mais aussi d’importants choix politiques et sociaux.
Face à une crise environnementale inédite, Hockett et James proposent de faire de la création monétaire un nouvel instrument de politique publique. Les préconisations concernant l’investissement public et l’inflation demeurent toutefois floues.
Les sanctions dirigées contre la Russie de Vladimir Poutine sont d’une ampleur inédite. Mais que peut-on en attendre ? Dans un livre tout juste paru, l’historien Nicholas Mulder explore les origines et les ambiguïtés d’un instrument conçu, dans les années 1920, pour repousser le spectre d’une nouvelle guerre.