Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, alors que le pouvoir monarchique s’affirme sur le territoire français, les cours d’eau du Bassin parisien restent l’objet de négociations entre différents acteurs contraints de se coordonner.
Loups, chats, chevaux et, maintenant, rats. Sont-ils des objets de dégoût, vecteurs de la peste, ou bien des aides utiles au nettoyage des détritus ? Après le rat des villes et le rat des champs, voici le rat de l’histoire !
Avant d’être une métaphore désignant un espace marginal et dangereux, le terme de « zone » a désigné une réalité géographique précise : une bande de terre encerclant Paris, dont l’histoire, pourtant édifiante, a été en partie oubliée.
L’augmentation des revenus et de la vente à crédit, ainsi que la Première Guerre mondiale, transforment les modes de consommation des classes populaires entre 1880 et 1920. Du dénuement à l’appropriation, il est possible de retracer la « vie sociale des objets ».
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, artistes et intellectuels sont convaincus que la création a un rôle déterminant à jouer dans la reconstruction du monde. Paris renaît entre art et philosophie, liberté sexuelle et utopie politique.
Au delà de la légende noire des « ripoux des Lumières », Vincent Milliot tire un portrait collectif des agents de la lieutenance générale de police au XVIIIe siècle. Dans un Paris en pleine mutation économique et sociale, tout le monde ne déteste pas la police.
Paris, 1933. Oscar Dufrenne, magnat du music-hall et homosexuel notoire, est retrouvé assassiné dans son bureau. Malgré l’arrestation d’un suspect, l’enquête piétine. Désir de retour à l’ordre, violence politique, lente évolution des mœurs : l’affaire dessine un portrait de la France de l’entre-deux-guerres.
Quels acteurs construisent les marchés du logement ? Un récent ouvrage se penche sur les transformations de l’immobilier parisien à la fin du XIXe siècle, montrant comment l’emballement pour la pierre a bouleversé le rapport à la ville.
Quinze ans après sa parution outre-Manche, le classique où Robert Tombs actualise l’interprétation de la Commune est enfin disponible dans notre langue. Loin des mythes qui soutiennent encore les batailles mémorielles, l’auteur réconcilie les acteurs et les chercheurs et éclaire l’événement par un décentrement général.
La géographe Anne Clerval revient sur un siècle de « gentrification » parisienne. Apparue au croisement de logiques capitalistes et de politiques publiques mises en œuvre dès l’après-guerre, elle se prolonge dans la politique actuelle de « mixité sociale » menée par la municipalité à partir de 2001. Peut-on pour autant la réduire à un embourgeoisement ?
Quelles relations la police doit-elle entretenir avec la population ? Au fil d’une enquête minutieuse dans les archives, l’historien Quentin Deluermoz retrace l’évolution des interactions entre les policiers et les parisiens à la fin du XIXe siècle. De là naît une nouvelle conception de l’ordre public, fondée sur la visibilité et l’interconnaissance.
En comparant la manière dont Londres et Paris ont mis à jour leur passé urbain depuis le XVIIe siècle, Stéphane Van Damme s’intéresse à la naissance des sciences de la ville : comment l’archéologie urbaine est-elle devenue tout à la fois une consommation de masse et une science nécessaire à l’action publique ?
À travers la chronique des mobilisations des groupements de sauvegarde nés à Paris au XIXe siècle, Ruth Fiori raconte dans L’invention du vieux Paris l’histoire de la patrimonialisation de la capitale. Qu’entend-on par « conserver » un monument ? L’auteure revient sur les divergences idéologiques qui président à l’invention d’un regard patrimonial dont nous héritons aujourd’hui.
Le logement insalubre est une des questions sociales centrales dans les grandes métropoles et notamment à Paris. L’enquête de Pascale Dietrich-Ragon fait apparaître les ambivalences d’un traitement centré sur l’urgence, au risque d’attiser les conflits entre populations mal logées.