Les agriculteurs français seraient-ils trop productifs pour être considérés par leurs concitoyens ? C’est le paradoxe que souligne cet essai qui s’interroge sur les sources du désamour des Français pour un monde agricole aujourd’hui fracturé, voire balkanisé.
La crise alimentaire actuelle ravive de nombreuses questions sur la capacité de nourrir à moyen terme la population mondiale. Mais cette crise sanctionne d’abord les erreurs des trente dernières années en matière de politiques agricoles. Le monde peut nourrir l’humanité. C’est une question d’organisation et de modification des modèles agricoles et alimentaires, autour d’un nouveau paradigme : l’agroforesterie.