Créée il y a plus de trente ans en réaction à la politique agricole commune (PAC), la Confédération paysanne s’est difficilement intégrée à un espace communautaire qu’elle affirme pourtant investir. Comment expliquer ce paradoxe et cette tension entre espace national et européen ?
Les agriculteurs français seraient-ils trop productifs pour être considérés par leurs concitoyens ? C’est le paradoxe que souligne cet essai qui s’interroge sur les sources du désamour des Français pour un monde agricole aujourd’hui fracturé, voire balkanisé.
La crise alimentaire actuelle ravive de nombreuses questions sur la capacité de nourrir à moyen terme la population mondiale. Mais cette crise sanctionne d’abord les erreurs des trente dernières années en matière de politiques agricoles. Le monde peut nourrir l’humanité. C’est une question d’organisation et de modification des modèles agricoles et alimentaires, autour d’un nouveau paradigme : l’agroforesterie.