Les révélations de l’écrivain et prix Nobel de littérature allemand, Günter Grass, sur son passé dans la Waffen SS à la fin de la Seconde Guerre mondiale ont fait couler beaucoup d’encre cet été. Au-delà de l’émotion qu’elles ont légitimement suscitée, elles méritent aujourd’hui d’être réinscrites dans l’histoire longue de la mémoire nazie en Allemagne fédérale, ainsi que dans les méandres d’une œuvre littéraire où le secret joue un rôle clé.