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Recension Histoire

Les enfants du bolchevisme

À propos de : Yuri Slezkine, La Maison éternelle. Une saga de la révolution russe, La Découverte


Une épopée de la révolution russe dont les personnages principaux sont les habitants de la Maison du gouvernement à Moscou, telle est la somme passionnante que nous donne à lire l’historien américain Yuri Slezkine. Sa conception du socialisme comme un millénarisme reste toutefois très discutable.

À propos de : Yuri Slezkine, La Maison éternelle. Une saga de la révolution russe, traduit de l’anglais (États-Unis) par Bruno Gendre, Pascale Haas, Christophe Jaquet, Charlotte Nordmann, La Découverte, 2017. 1291 p., 27 €.

Dans ce livre volumineux, Yuri Slezkine entend moins écrire l’histoire de la Maison du gouvernement (Dom na naberejnoï) que faire l’épopée de la révolution russe à travers une analyse des rapports intergénérationnels entre les révolutionnaires de la première heure et leurs enfants. Le livre suit trois trames narratives mêlées tout le long du livre. La première conte l’histoire des locataires de la Maison du gouvernement, saisie notamment grâce à leurs écrits personnels. La deuxième propose un schéma interprétatif du destin de la révolution russe qui présente les bolcheviks comme une secte millénariste se préparant à l’apocalypse — l’auteur passe en revue toutes les sectes et religions millénaristes dans des pages qui mériteraient d’être plus synthétiques. La dernière trame offre une analyse de la littérature lue par les locataires de la Maison.

L’ouvrage est structuré autour de trois parties (« livres ») et 33 chapitres. Le premier livre est consacré aux débats et aux projets des bolcheviks mûris avant la révolution, lors des années de clandestinité, leur vie en exil et pendant les premières années postrévolutionnaires. L’histoire de la construction de la Maison et de la vie quotidienne de ses locataires, riche de descriptions ethnographiques, ne commence qu’avec le deuxième livre, au bout de 400 pages. Le troisième livre — le plus dynamique — analyse les vagues de répressions des locataires et raconte l’histoire des bourreaux et des victimes. Y. Slezkine a écrit un ouvrage important qui, grâce à un colossal travail de collecte documentaire, nous plonge au cœur de la vie des cadres du régime. Mais ses interprétations prêtent à discussion.

Les bolcheviks, secte millénariste

L’ouvrage commence par l’histoire du quartier moscovite où la Maison du gouvernement a été construite — le Marécage dont les habitants attendent des changements à la fin du XIXe siècle. Ces attentes, des théoriciens entendent y répondre : constitués en cercles de lecture et réseaux d’intellectuels rêvant de révolution, ils ne s’adressent cependant qu’aux élus : ouvriers et paysans. C’est ainsi que Y. Slezkine voit la spécificité du projet missionnaire des socialistes. Pour ces rêveurs de révolution, se convertir au socialisme signifie devenir membre de l’intelligentsia, c’est-à-dire adhérer à la foi millénariste et réaliser un travail d’apprentissage continu. L’objectif est d’acquérir une conscience de classe et de s’élever socialement. Les révolutionnaires se sont forgés dans les prisons tsaristes qui ont créé des sociabilités, suscité des lectures et des discussions. L’exil met à l’épreuve leurs convictions, mais il renforce l’esprit communautaire, la cohésion et le sentiment d’appartenir à un groupe d’élus devant apporter les lumières au peuple. Dans leurs écrits personnels, s’inventant des doubles d’eux-mêmes plus purs et plus intransigeants, les révolutionnaires travaillent sur eux.

D’après Y. Slezkine, le marxisme autorise une communauté morale comparable aux prophéties millénaristes apocalyptiques chrétienne et musulmane. Ce millénarisme est un rêve de vengeance des pauvres et leur espoir de récompense face à la déception. Le christianisme est totalitaire, avance-t-il, car il exige une soumission morale inconditionnelle et met l’accent sur les crimes d’intention au lieu de la légalité formelle. La surveillance mutuelle constitue un mode de disciplinarisation des adeptes. Quant à Marx, il a été un prophète qui a introduit un fondement scientifique dans sa prophétie millénariste, en divisant la société en classes et en objectivant ainsi les différences sociales dont parlait Jésus.

Y. Slezkine définit les révolutions comme des changements de régime dans lesquels les acteurs millénaristes ou apocalyptiques prennent le pouvoir pour détruire l’ordre ancien. En ce sens, les bolcheviks sont des millénaristes qui survivent à la fin du vieux monde et voient leur prophétie se réaliser. Les révolutionnaires avaient pensé l’avènement du socialisme comme un futur proche et croyaient pouvoir assister à l’émergence d’une nouvelle personne, harmonieuse et exempte des défauts créés par le capitalisme. Mais, avec le début de la guerre civile, cet horizon s’éloigne. L’exécution des Romanov est le prélude à la violence jugée légitime pour la révolution. La prophétie est alors imposée par la force. La Terreur rouge commence en septembre 1918, à la suite de l’attentat contre Lénine et l’assassinat de Moïsseï Ouritski, chef de la Tcheka de Petrograd. En novembre 1918, Iakov Sverdlov ordonne d’organiser des camps de concentration pour les cosaques anti-bolcheviks avant de préconiser, en janvier 1919, la terreur de masse contre les cosaques riches et leur extermination totale.

À en croire l’auteur, les bolcheviks sont la seule secte millénariste ayant réussi à conquérir un empire païen. À l’issue de la guerre civile, la Russie soviétique est une « quasi-hiérocratie » aux aspirations unitaires, où les « saints » sont au pouvoir. Le Parti communiste réunit une communauté de croyants ayant adhéré par conviction ; il est entouré de païens non convertis soumis à son pouvoir. Le millénarisme est finalement routinisé et bureaucratisé avec succès. La société doit être convertie au communisme par le biais de trois mécanismes : l’éducation politique, les activités collectives et le processus de civilisation grâce auquel les Soviétiques doivent devenir modernes. Au cours des années 1920, le Parti a trois missions : éliminer « les adversaires, convertir les païens et discipliner les fidèles » (p. 383). Pour faire advenir le nouveau monde, outre gagner au bolchevisme la population, il fallait détruire les oppositions, de gauche puis de droite. L’exil d’opposants amène au morcellement de la secte.
À la fin des années 1920, le premier plan quinquennal et l’industrialisation devaient accomplir les promesses de la prophétie originelle. Cette révolution par le haut s’avère plus radicale encore que la précédente. Avec le lancement de la collectivisation totale et de la liquidation des koulaks en tant que classe, elle cherche à transformer les paysans en salariés d’État. En 1934, le XVIIe Congrès du Parti déclare la prophétie réalisée. Selon Y. Slezkine, Staline est au cœur de la société, elle-même devenue une secte : il en incarne l’unité. Cette idée peut être discutée si on prend en compte le pourcentage infime des membres du Parti dans la population. De plus, il s’agit davantage de la sacralisation de Staline par les anciens opposants dont le repentir est jugé faux et peu sincère. Le 1er Congrès de l’Union des écrivains le consacre en tant que chef suprême. Ce Congrès déclare alors le réalisme socialiste comme le seul style convenable à la littérature russe, un style qui mélange le réalisme au romantisme héroïque, le collectivisme au lyrisme, le monumentalisme à la conscience de soi de l’homme nouveau. L’URSS après 1934 n’est plus un empire païen régi par une secte millénariste, mais un État idéocratique composé de croyants, estime Y. Slezkine.

D’après lui, le millénarisme bolchevik était toutefois voué à l’échec pour trois raisons. D’abord, la tentative d’envelopper la foi dans la logique apparaît comme une opération fallacieuse, la prophétie marxiste n’étant ni une énigme ni une allégorie. Mais cet argument conduit à interroger le rapprochement que fait Slezkine entre marxisme et religion millénariste – l’historiographie qui souligne les fondements scientifiques du marxisme n’est jamais discutée par l’auteur. Deuxième raison, la base économique du marxisme, à savoir le refus de la propriété privée, n’a pas rempli sa vocation – donner à chacun selon ses besoins. Le déterminisme économique est lié à une conception pauvre de la nature humaine : la révolution dans les conditions de propriété n’a pas provoqué une révolution des cœurs. Troisième raison, la famille n’a pas fait l’objet de réforme. La Maison du socialisme avec ses appartements familiaux incarne précisément cette contradiction du projet millénariste qui devait dépouiller la personne de ses attaches familiales. L’explication ultime de l’échec du projet est formulée par l’auteur dans une phrase provocatrice, qui renvoie implicitement aux débats historiographiques de la Guerre froide : « Le problème du bolchevisme est qu’il n’a pas été suffisamment totalitaire » (p. 1179). La réforme proposée par les bolcheviks est restée une campagne missionnaire imposée de l’extérieur. Le diagnostic porté par Y. Slezkine de l’échec de la transformation des paysans en Soviétiques et des Soviétiques en modernes est un peu rapide dans la mesure où ses analyses ne concernent pas l’ensemble de la société et où n’est jamais défini ce qui était soviétique et moderne. Mais le problème réside peut-être plus encore dans le fait que l’auteur n’envisage pas le projet bolchevik dans son évolution au cours du temps.

Un foyer de la révolution

L’évolution du projet des bolcheviks peut être mise en relation avec les changements de mode de vie, l’ascétisme prérévolutionnaire cédant la place à un goût pour le confort matériel. Les révolutionnaires reprennent le mode de vie communautaire du temps de l’exil à Petrograd, puis à Moscou après le déménagement de la capitale en mars 1918. Les cadres bolcheviks s’installent alors au Kremlin et dans les grands hôtels qui deviennent des Maisons des Soviets. La Maison du gouvernement est pensée comme la Maison du Comité exécutif central et du Conseil des commissaires du peuple par l’architecte Boris Iofane, auteur du projet de la reconstruction de Moscou. Sa construction, sur une rive de la Moskova, face au Kremlin, commence en 1928 et s’achève en 1933. Elle compte 505 logements d’une à sept pièces, équipés de téléphones avec une liaison directe avec le Kremlin ; des escaliers en marbre, des ascenseurs, des monte-charges et des vide-ordures. Les locataires profitent du théâtre, de la crèche et du jardin d’enfants, des services de blanchisserie et de cafétéria. La Maison abrite de rares appartements communautaires, peuplés surtout par le personnel de service et quelques familles de vieux bolcheviks. Mais la plupart des logements accueillent de grandes familles patriarcales avec domestiques. Les locataires se répartissent en trois groupes : les membres de la nomenklatura (60 % des appartements), les retraités à titre exceptionnel (les anciens membres de la nomenklatura – 10 % des logements) et les non-membres de la nomenklatura composés du personnel de service, d’architectes, de fonctionnaires rétrogradés à la suite des purges et de leurs familles. La majorité des locataires sont donc d’anciens « étudiants », une intelligentsia essentiellement juive, alors que les travailleurs sont une minorité.
La Maison est censée incarner le socialisme pour tous. Les résidents se pensent néanmoins comme une caste, même s’ils ne cherchent pas forcément à se fréquenter les uns les autres. Le fonctionnement de la Maison manifeste l’engagement en faveur du collectivisme en même temps qu’il incarne les concessions à l’endroit de la cellule familiale. La famille reste en dehors du travail quotidien de la construction du communisme qui se déroule à l’école et dans les usines. Elle échappe largement à la surveillance collective, sauf en cas de dénonciation publique. Les enfants ont des gouvernantes allemandes qui leur apprennent la langue et les bonnes manières. Les cours de l’immeuble sont les lieux de socialisation des jeunes qui ont conscience de constituer un milieu à part : ils ne côtoient quasiment pas les enfants du quartier qui vivent, eux, dans la misère des baraquements. Les enfants de la Maison sont habitués au luxe. Gâtés, ils aiment leurs pères, leur pays et le socialisme qui signifie, pour eux, l’abondance au quotidien. Prenant au sérieux l’injonction à travailler sur soi, ils veulent devenir meilleurs. Ils lisent beaucoup, aussi bien des classiques russes qu’étrangers. Les œuvres soviétiques ne font pas partie de leurs lectures, à de rares exceptions près, à l’instar de Et ainsi l’acier fut trempé de Nikolaï Ostrovski.

D’après Y. Slezkine, les infrastructures mises à la disposition des résidents de la Maison témoignent du processus de transformation d’un petit groupe fraternel en une institution bureaucratique et hiérarchique, aux liens horizontaux fragiles et aux frontières poreuses. Le manque de sociabilité immédiate est compensé par la correspondance avec les proches qui n’habitent pas Moscou et avec des « âmes sœurs », amours platoniques, etc. Les correspondants sont unis par la cause commune et mêlent dans leurs lettres des registres personnel et public. La communication se passe dans le régime des affinités, jusqu’à la construction du socialisme, ce qui trouve son expression par exemple dans la joie de voir les usines s’élever et d’être un témoin de l’Histoire. Les révolutionnaires conservent leur fidélité au Parti, y compris lorsqu’ils sont réprimés : malgré les accusations dont ils sont objet, ils continuent à vivre dans la joie du collectivisme socialiste et à vibrer à l’unisson des succès annoncés de l’URSS. Le sentiment de compter parmi les « élus » ne disparaît pas même en contexte pénitentiaire.

Une chambre mortuaire de la révolution ?

Les purges des résidents de la Maison s’accélèrent à partir de 1934-1935, à la suite de l’assassinat de Sergueï Kirov. Elles sont comparées par Y. Slezkine à d’autres sociétés et époques qui ont, elles aussi, fabriqué leurs ennemis et boucs émissaires. En Union soviétique, Zinoviev et Kamenev sont les premiers visés. Avant d’être exécutés, ils dénoncent Boukharine qui veut convaincre de sa bonne foi : il s’adresse à Staline en mobilisant un registre du proche et l’appelant par son surnom Koba ; la réponse de ce dernier, signée Staline, se situe, elle, dans le registre du bien commun. En 1936, Staline annonce qu’on ne peut plus faire confiance à personne. Les pensées sont elles-mêmes criminalisées. Après l’arrestation de Boukharine, sa famille déménage du Kremlin à la Maison du gouvernement. Les Rykov, après l’arrestation d’Alexeï, sont contraints de quitter leur appartement pour une chambre. La famille de Valerian Ossinski, économiste et membre du gouvernement, exclu du Comité central, est expulsée de son appartement au Kremlin et s’installe dans l’appartement des Rykov. Dans les années 1930 et 1940, 800 personnes sont expulsées de la Maison, dont 344 sont exécutées. Les membres de familles de dirigeants arrêtés restent dans la Maison en changeant d’appartement (au sein des appartements communautaires), ou déménagent. Les bolcheviks orthodoxes acceptent plus facilement les condamnations, car ils adhèrent au système les ayant conduits en prison.

Face à ces arrestations, le silence est la réaction la plus courante. Il est au cœur des pratiques qui relèvent de « l’égoïsme intéressé » (qui consistent à rompre les liens familiaux avec les réprimés et leurs descendants), mais aussi présent dans les pratiques de solidarité et d’aide aux orphelins. Ce sont avant tout les bolcheviks convaincus qui tournent le dos aux proches des personnes réprimées au motif que le Parti est leur famille. La Grande Terreur ne remet généralement pas en cause la foi dans le communisme. La majorité des enfants restent dévoués et envisagent de se consacrer à la construction du communisme. Ils sont membres des Jeunesses communistes, croient à l’omniprésence d’ennemis et à l’innocence de leurs parents. Les enfants des révolutionnaires sont entourés d’enseignants bienveillants, continuent à lire les classiques en orphelinat et à correspondre avec leurs parents quand ceux-ci sont encore en vie. Cette génération vit selon des principes moraux qualifiés par l’auteur de « romantisme juvénile » : ils veulent être honnêtes, justes, utiles et méprisent les choses matérielles, peut-être parce qu’ils n’ont jamais été dans le besoin. Le monde de l’enfance heureuse a grandi, il forme désormais le milieu des cols blancs, urbains, patriotes et portés à la réflexion sur soi.
L’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie représente une nouvelle épreuve pour cette génération. Elle sonne aussi le glas de la Maison en tant que lieu de résidence des cadres supérieurs du régime. Les enfants des révolutionnaires réprimés s’engagent volontairement dans l’armée et trouvent la mort sur le front : sur les 500 résidents de la Maison partis à la guerre, 130 sont tués. Les premiers retours des évacués datent du début de 1942. En 1946, l’immeuble compte 970 locataires officiels et 3 500 résidents — un millier de plus que dans l’entre-deux-guerres. Cet entassement se traduit par la profusion des appartements communautaires et la grande variété sociale de la population. Les élites se dispersent, logeant désormais ailleurs dans Moscou. Les parents réprimés reviennent des camps, mais ils sont méconnaissables pour leurs enfants, frappés par de nouvelles arrestations en 1948-1949 dans le cadre de la campagne anti-cosmopolite. Après le XXe Congrès, le lien entre les survivants de la Maison est rompu : ils vivent une désillusion et un choc terrible. Parmi les vieux bolcheviks, peu nombreux à avoir réchappé aux vagues répressives, Elena Stasova appuie les demandes de réhabilitation.

Les enfants ayant survécu deviennent à leur tour membres de l’intelligentsia. Certains toutefois choisissent le chemin de la dissidence, d’autres émigrent en Israël, aux États-Unis ou en Allemagne. Y. Slezkine affirme que le bolchevisme était le fait d’une seule génération. Les explications de l’échec de la révolution en termes de conflit intergénérationnel méritent toutefois discussion. L’auteur se contredit en postulant que les enfants des croyants bolcheviques ont perdu la foi de leurs pères. D’après lui, les enfants lisaient des livres qui avaient en commun l’humanisme anti-millénariste et donc l’antibolchevisme. En raison de cette littérature, ils vivaient dans le passé, alors que les parents vivaient pour l’avenir. Cet argument ne résiste pas à l’épreuve des écrits intimes des enfants longuement cités dans l’ouvrage : les enfants des vieux bolcheviks rêvent aussi de construire un monde meilleur et leurs valeurs morales forgées par la littérature humaniste les guident dans leurs réflexions sur leur contribution à l’avènement de l’avenir radieux. La canonisation des classiques du XIXe siècle en URSS témoigne plutôt de l’évolution du projet bolchevik et de sa transformation en projet soviétique. Y. Slezkine prête aux enfants le sacrifice romantique de soi comme trait typique de cette génération cultivée. Mais on peut lui objecter qu’il était aussi propre au bolchevisme, comme le montrent les romans soviétiques résumés par l’auteur. Les parents lisaient aussi bien la littérature humaniste russe qu’étrangère, et ce sont eux qui ont initié leurs enfants à ces lectures. Enfin les enfants semblent être très peu différents des parents parce que ces derniers — « étudiants éternels » comme l’auteur les appelle — appartenaient au milieu de l’intelligentsia avant la révolution, tout comme leurs enfants sont devenus des intellectuels en Union soviétique. Cette explication discutable n’enlève rien à la grande richesse de l’ouvrage qui aurait cependant gagné en souffle sans les nombreuses répétitions qui allongent inutilement le livre.

Pour citer cet article :

Larissa Zakharova, « Les enfants du bolchevisme », La Vie des idées , 13 septembre 2018. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Les-enfants-du-bolchevisme.html

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par Larissa Zakharova , le 13 septembre