Recherche

Essai Société

Habiter colonial, pollution et production d’ignorance


Le drame du chlordécone aux Antilles illustre la façon dont les inégalités nord-sud et les héritages esclavagistes et coloniaux ont durablement structuré l’action publique dans le domaine de la santé, conduisant à autoriser et maintenir un produit que l’on savait extrêmement toxique.

Cet essai est un extrait du livre Les politiques de l’ignorance qui paraît le 16 mars dans la collection Vie des idées/Puf.

Les travaux analysant la production d’ignorance dans les processus ayant conduit à des pollutions massives mettent régulièrement au jour des stratégies déployées par des acteurs économiques puissants et des autorités administratives et politiques pour occulter des connaissances sur la toxicité et les contaminations et favoriser des intérêts économiques au détriment de la santé publique et de l’environnement [1]. Pour pertinentes qu’elles soient, ces analyses ne suffisent pas à rendre compte des mécanismes sociaux, économiques et politiques qui sous-tendent la production d’ignorance en lien avec des pollutions en contexte colonial et postcolonial. Ainsi que le souligne la géographe canadienne Max Liboiron – qui développe une approche féministe et décoloniale dans l’étude des pollutions [2] –, si toutes les pollutions ne sont pas coloniales, certaines d’entre elles sont fondamentalement constitutives du colonialisme, devenant une des manifestations, voire une condition du pouvoir colonial et un moyen de son exercice. Ce constat invite à repenser la production d’ignorance à l’œuvre dans les contaminations des territoires colonisés et de leurs habitants.

La contamination des Antilles françaises par le chlordécone, un insecticide organochloré extrêmement toxique et persistant, est de ce point de vue particulièrement révélatrice. Entre 1972 et 1993, 300 tonnes de ce produit ont été épandues sur ces deux îles de petite taille et densément peuplées, engendrant une pollution massive au long court. Cette pollution aux conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques dramatiques résulte avant tout d’un habiter colonial [3] ̶ une manière violente d’habiter la Terre, asservissant des terres, des humains et des non-humains aux désirs des colonisateurs – et les phénomènes d’ignorance qui l’accompagnent, produits de cet ordre socio-économique issu de la colonisation, sont de nature coloniale. L’occultation de cet ordre, de cet habiter colonial, et de ces effets par les administrations et les acteurs politiques et économiques dominants en charge de la gestion de la pollution constitue une ultime manifestation de l’ignorance coloniale à l’œuvre dans la pollution au chlordécone.

Des territoires mis en ordre et disciplinés par et pour l’habiter colonial

L’essor de l’usage global des pesticides, dont le chlordécone, aux Antilles dans la seconde moitié du xxe siècle se trouve intimement lié à l’histoire coloniale de la Guadeloupe et de la Martinique. La colonisation de ces deux îles impliqua l’imposition d’une organisation du territoire et du tissu vivant (l’ensemble des êtres vivants et des écosystèmes) dans l’unique but de la production intensive de denrées destinées à la vente en France métropolitaine pour enrichir les actionnaires et les propriétaires terriens. Les infrastructures matérielles, l’organisation sociale et politique, la législation et le système judiciaire, tout autant que la déshumanisation de la main-d’œuvre asservie (dont les Africaines et Africains noirs réduits en esclavage) participèrent à une économie de la plantation, une des formes les plus abouties du capitalisme colonial. En dépit d’avancées sociales et politiques importantes à travers la seconde abolition de l’esclavage en 1848, la départementalisation de 1946, la structure de l’exploitation de ces îles ne fut pas fondamentalement modifiée. D’un côté, l’économie agricole est restée dominée par des monocultures d’exportation destinées aux marchés européens. De l’autre, la départementalisation ne mit fin ni aux fortes inégalités sociales entre outre-mer et hexagone, ni aux méfiances vis-à-vis de l’État, donnant lieu au sentiment d’une citoyenneté de seconde zone inchangée depuis l’époque coloniale [4]. Cette continuité de l’habiter colonial suit aussi celle d’un groupe socio-racial désigné comme les « Blancs-Créoles » ou « Békés » en Martinique, un groupe revendiquant une filiation directe aux premiers colons esclavagistes des Antilles, et dont certains membres occupent des positions économiques dominantes.

C’est sur le fond de cette continuité de l’habiter colonial que la production antillaise de bananes prend son essor dans les années 1960. La culture intensive de la variété Cavendish, sélectionnée pour ses hauts rendements et sa résistance au transport réfrigéré et au mûrissage post-récolte, a engendré un recours d’autant plus important aux pesticides qu’elle est réalisée dans un milieu tropical riche en insectes favorisant moisissures et prolifération d’herbes. Une soixantaine de pesticides différents ont ainsi été utilisés pour cette culture aux Antilles depuis 1960. Nombre d’entre eux, employés tout au long de l’année et sur des espaces réduits, sont particulièrement toxiques (carcinogènes, mutagènes, reprotoxiques, voire neurotoxiques) et peuvent être persistants et rémanents. Parmi eux, le chlordécone dont un sixième de la production mondiale a été répandu sur 20 000 hectares de bananeraies. Cette lancinante présence de toxiques a transformé les bananeraies antillaises en « environnements extrêmes » [5] combinant de multiples formes de violence sur l’environnement et les hommes et femmes y travaillant, tout en occultant, voire en naturalisant les atteintes - c’est-à-dire en normalisant leur présence et rendant cette présence non questionnable.

Habiter colonial, occultation et dissimulation de la toxicité du chlordécone

Une des premières interrogations associées à la révélation de la pollution au chlordécone et de ses toxicités à partir du tournant des années 2000 a porté sur son origine : dans quelles conditions ce produit a-t-il été autorisé ? Le chlordécone aurait-il dû être interdit beaucoup plus tôt ? [6] L’enquête, rendue difficile par des accès retardés à certains documents administratifs, a montré le déploiement, par les planteurs antillais et les autorités de régulation, d’un ensemble de stratégies et d’arguments habituels de natures technique et économique pour permettre l’utilisation dans la durée de pesticides considérés comme dangereux. Pour autant, ces stratégies sont ici permises par l’ordre socio-économique issu de la mise au travail des deux îles par la colonisation. Bien plus, cet ordre socio-économique a autorisé des stratégies moins habituelles pour assurer la production de ce produit quand elle a été arrêtée aux États-Unis en 1975.

Breveté en 1952 par la compagnie américaine Allied Chemicals, le chlordécone est expérimenté dans la culture de la banane au Cameroun et au Nicaragua dans les années 1960 et en Martinique à partir de 1968, année où sont déposées en France deux demandes d’homologation pour le Képone / Képone 5 % par deux sociétés différentes, la SOPHA et la SEPPIC. Conformément aux pratiques alors en vigueur au sein du dispositif d’homologation français pour les pesticides persistants présentant des formes de toxicité et s’accumulant dans les graisses comme le chlordécone et en cohérence avec les interdictions de pesticides organochlorés plus anciens qui se dessinent, l’homologation des deux produits est refusée en 1968, puis de nouveau en 1969. Pourtant en 1972, l’État français délivre une autorisation provisoire de vente à la SEPPIC, qu’il prolonge en 1976, suivant un dispositif dérogatoire et au prix d’une distinction entre le produit technique « chlordécone » et le produit commercial « Képone 5 % », au motif d’une nécessité agronomique absolue : le Képone remplacera un autre pesticide à la toxicité aiguë élevée, le HCH. La réticence des autorités réglementaires françaises à donner au chlordécone une homologation témoigne de leur connaissance de formes de toxicité peu acceptables de ce produit. Cependant, comme dans le cas d’autres produits toxiques, elles ont accepté d’accommoder cette connaissance et ces pratiques, pour répondre aux demandes d’acteurs économiques puissants du secteur [7]. Cette difficile homologation semble avoir été rendue possible par le fait que le chlordécone ne laisse pas de résidus dans les bananes – l’absence de résidus de pesticides organochlorés dans les denrées alimentaires étant alors, pour des raisons de commerce international, une préoccupation centrale des autorités réglementaires.

La colonialité des Antilles – le fait que ces sociétés soient structurées autour de relations environnementales, économiques et sociopolitiques héritées de leur passé colonial – a joué un rôle important dans cette capacité à occulter la toxicité du chlordécone de la part des autorités réglementaires et des acteurs puissants de la filière banane ainsi que dans une dissimulation active qui a pu l’accompagner. Ainsi, en Martinique, en 1974, les alertes et demandes de retrait du chlordécone émanant des ouvriers et des ouvrières agricoles de la banane dans le cadre de mobilisations sur leurs conditions de travail sont réprimées avec une très grande violence. Les alertes des rapports Snegaroff de 1977 et Kermareck de 1980 sur la persistance du chlordécone dans l’environnement respectivement de la Martinique et de la Guadeloupe sont sans effets. Mais ce travail d’occultation et de dissimulation est sans doute le plus visible dans l’attitude de la filière de la banane antillaises et du ministère de l’Agriculture face à l’arrêt de la production de chlordécone aux États-Unis en 1975.

De 1972 à 1980, le chlordécone utilisé aux Antilles est produit aux États-Unis par Allied Chemicals. Or, en 1975, le constat des effets néfastes sur la santé des ouvriers de l’usine de fabrication à Hopewell en Virginie, les dommages causés à l’usine de traitement des eaux de la ville, et la pollution engendrée dans la rivière avoisinante, la St-James River, conduisent à arrêter la production puis à interdire le produit. Cette usine américaine étant son seul fournisseur – via les entreprises SEPPIC en Hexagone, Les établissements Laguarigue en Martinique et Autour en Guadeloupe –, l’assertion d’une non-connaissance des faits par la filière de la banane apparaît ténue [8]. Après l’arrêt de la commercialisation du Képone par la SEPPIC, une nouvelle autorisation provisoire est accordée en 1981 à un produit à base de chlordécone, le Curlone, fabriqué par les Entreprises Laurent de Laguarigue et pour un usage exclusif sur la banane. Cette entreprise, appartenant à des Békés, organise alors elle-même la production du chlordécone via la société Calliope basée à Port-La-Nouvelle, obtenant la synthèse depuis le Brésil, et la distribution aux Antilles, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Entreprendre la fabrication et la vente d’un produit que les États-Unis ont interdit pour sa toxicité suppose de disposer de ressources politiques, économiques et sociales conséquentes, ici acquises et inscrites dans une histoire coloniale. Cette démarche implique sinon de cacher aux populations exposées, aux institutions de régulation et aux responsables politiques la toxicité de la molécule, à tout le moins d’en minorer sciemment ses effets sous l’argument fallacieux d’une absence d’autres solutions techniques [9]. Le chlordécone est finalement interdit en 1990 dans le cadre d’une révision de toutes les homologations pour les mettre en conformité avec une nouvelle directive européenne – les acteurs de la filière et leurs alliés politiques obtenant toutefois de pouvoir utiliser les stocks jusqu’en 1993.

Mise en oubli, et mise à jour de la pollution et de ses effets délétères

Malgré les nombreuses alertes et connaissances sur sa toxicité, sa persistance et sa rémanence, l’interdiction du chlordécone de 1990 ne s’accompagne pas de la mise en place d’un suivi des populations exposées. Celles-ci semblent oubliées des autorités comme des planteurs. Cet oubli est facilité par une organisation sociale dédiée à la poursuite de l’habiter colonial ayant peu développé les infrastructures permettant d’évaluer ses conséquences sanitaires et environnementales. Les laboratoires locaux n’ont pas la capacité de doser dans les eaux les molécules utilisées sur ces îles. Les échantillons prélevés sont envoyés dans un laboratoire de l’Hexagone qui ne teste pas toutes les molécules utilisées aux Antilles. Il est alors rapporté qu’il n’y a pas de contamination importante des eaux antillaises par des pesticides, donnant lieu à une production structurelle d’ignorance sur l’état réel de la contamination des eaux [10].

À partir de 1999, à la suite d’une mission interministérielle d’inspection relative aux risques liés aux produits phytosanitaires, le recours à un nouveau laboratoire capable d’analyser 220 molécules permet enfin de rechercher les produits effectivement utilisés dans les deux îles. Les résultats, montrant des pollutions des eaux au chlordécone ainsi qu’à l’HCH, débouchent sur une série d’actions de la part de l’État visant, d’une part, à gérer la crise immédiate liée à la publicisation de la pollution (fermeture de captages d’eaux, installation de filtres à charbon actif, distribution de bouteilles d’eau, etc.) et, d’autre part, à trouver l’origine de la pollution des eaux. La mise en évidence de la pollution des sols des bananeraies engage les autorités à étudier la contamination des aliments, des compartiments terrestres et aquatiques de l’environnement et à adopter une série de mesures de gestion : fixation de valeurs limites, obligation de tester les terres avant de les vendre, recommandations en matière de culture des jardins familiaux ou d’utilisation de l’eau des rivières ou de la consommation, conséquente, de poissons et crustacés par exemple [11]. Pour autant, ces mesures restent insuffisantes par rapport à l’ampleur de la crise que dessinent les premières études sur les contaminations.

À la suite de l’alerte lancée par le cancérologue Dominique Belpomme sur un lien de causalité entre la contamination au chlordécone et les cancers de la prostate, la crise devient nationale à partir de 2007, et donne lieu à la mise en place de quatre plans interministériels (d’une valeur totale d’environ 190 millions d’euros courant jusqu’en 2027) visant à produire de la connaissance sur la contamination et à protéger la population. Ces mesures contribuent en partie à pallier l’ignorance au cœur de la production de la pollution au chlordécone. Cependant, certaines absences et opacités sont maintenues. Deux points illustrent le maintien de cette ignorance.

Le premier concerne l’accès des habitants des Antilles aux informations concernant la contamination. Le poids de la revendication de cet accès ne peut se comprendre sans prendre en compte la défiance vis-à-vis de l’État résultant de la colonialité des îles et ravivée par les dissimulations multiples qui parcourent l’histoire du chlordécone. Ainsi, alors que des demandes d’accès au dosage sanguin sont formulées à partir de 2006, ce n’est que depuis 2019 qu’il est possible pour un habitant de connaître son niveau moyen de chlordécone dans le sang, le dosage ne devenant gratuit qu’en 2021. De même, si la cartographie des sols contaminés est initiée en 2003, elle est restée inaccessible aux habitants des Antilles jusqu’en 2017, et demeure incomplète. Les habitants ont été maintenus par l’administration dans l’ignorance de leur propre contamination et de celle du territoire habité, alors même que ce maintien était perçu comme relevant de la perpétuation des pratiques ayant permis la pollution.

Le deuxième point a trait à l’ignorance maintenue sur les nombreux autres pesticides utilisés dans le passé ou actuellement dans la culture de plantation de la banane et de la canne, de leurs effets individuels et combinés. Pour exemple, en 2015, 14 autres molécules possiblement cancérigènes étaient encore utilisées dans les bananeraies. Les « plans chlordécone » érigent ainsi le chlordécone en arbre qui cache la forêt. Les mesures et décrets sont pris comme si seul cet insecticide constituait un problème, faisant peu de cas des autres pesticides dont bon nombre ont des propriétés toxiques avérées ou fortement probables et qui ont été épandus en quantités conséquentes sur des territoires de très petites surfaces, engendrant une importante densité d’usage donc de possibles contaminations.

Injustice sociale et environnementale en contexte colonial

L’un des traits principaux de la constitution du chlordécone en problème public est l’absence de prise en compte de la crise sociale (fort taux de chômage, exil de jeunes diplômés) dont la perpétuation de l’habiter colonial est un des moteurs [12]. Un exemple permet d’illustrer cette absence. Les expériences et paroles des premiers exposés au chlordécone, ouvriers et ouvrières agricoles des bananeraies, n’ont cessé d’être occultées – occultation que dénonce le Comité des ouvriers agricoles martiniquais de la banane contre l’empoisonnement aux pesticides, créé en 2019. Ces personnes souffrent non seulement de pathologies liées à l’exposition aux pesticides et à la dureté de leur travail, mais aussi d’un statut social dégradé et de rémunérations très faibles ne leur permettant pas de faire face aux frais médicaux engendrés par des pathologies graves qu’il faut parfois faire soigner en métropole, faute d’infrastructures de soins adaptées sur les deux iles. Le modèle social et l’état de non-souveraineté alimentaire auquel participe cette production de banane et son usage intensif de pesticides ont longtemps été pensés dans les plans de gestion comme des questions distinctes de l’affaire du chlordécone. Or, c’est précisément le mépris du sort des ouvriers et ouvrières de la banane, leur marginalisation sociale et le désinvestissement d’une agriculture vivrière qui ont durablement permis la poursuite de l’usage du chlordécone.

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que la lenteur d’instruction des plaintes, la disparition des pièces mises aux dossiers, le possible abandon de l’instruction, l’absence de procès et de condamnation d’une part et, d’autre part, les souffrances endurées ainsi que les violences policières régulières depuis 2018 contre les manifestants et manifestantes soient vécues par les habitants et habitantes des Antilles comme un déni de vérité et de justice et comme une manifestation supplémentaire de violences récurrentes au cœur de l’habiter colonial. Au-delà des nécessaires réparations matérielles, prises en charge sanitaires, dépollutions et soutiens aux foyers et filières affectés, ces habitants et habitantes aspirent d’autant plus à cette vérité et justice que l’imposition d’une vie en milieu pollué est le résultat d’une colonialité qui a été structurellement ignorée par tous les dispositifs de gestion de la pollution et de ses effets.

par Malcom Ferdinand & Nathalie Jas, le 15 mars

Pour citer cet article :

Malcom Ferdinand & Nathalie Jas, « Habiter colonial, pollution et production d’ignorance », La Vie des idées , 15 mars 2022. ISSN : 2105-3030. URL : https://laviedesidees.fr/Habiter-colonial-pollution-et-production-d-ignorance.html

Nota bene :

Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article, vous êtes invité à proposer un texte au comité de rédaction (redaction chez laviedesidees.fr). Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

Notes

[1Nathalie Jas, « Agnotologie », in Emmanuel Henry, Claude Gilbert, Jean-Noël Jouzel, Pascal Marichalar (dir.), Dictionnaire critique de l’expertise, Paris, Presses de Science Po, 2015, p. 173-182.

[2Max Liboiron, Pollution Is Colonialism, Durham, Duke University Press, 2021.

[3Malcom Ferdinand, Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, Paris, Le Seuil, 2019, p. 51-68.

[4Sylviane Larcher, L’autre citoyen : l’idéal républicain et les Antilles après l’esclavage, Paris, Armand Colin, 2014 ; Pierre odin, Pwofitasyon : luttes syndicales et anticolonialisme en Guadeloupe et en Martinique, Paris, La Découverte, 2019.

[5Dvera Saxton, « Strawberry Fields as Extreme environments : The Ecobiopolitics of Farmworker Health, Medical Anthropology, 2015, vol. 34 n°2 p. 166-183.

[6Serge Letchimy et Justine Benin, Rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur l’impact économique, sanitaire et environnemental de l’utilisation du chlordécone et du paraquat comme insecticides agricoles dans les territoires de Guadeloupe et de Martinique, Paris, Assemblée nationale, 2019, p. 21-48.

[7Nathalie Jas, « Une histoire d’accommodements : la constitution d’une expertise internationale sur les additifs et contaminants alimentaires dans les années 1950 », in Soraya Boudia et Emmanuel Henry, La mondialisation des risques. Une histoire transnationale des risques sanitaires et environnementaux, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015, p. 45-60.

[8Serge Letchimy et Justine Benin, Rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur l’impact économique, sanitaire et environnemental de l’utilisation du chlordécone et du paraquat comme insecticides agricoles dans les territoires de Guadeloupe et de Martinique, op. cit., p. 38-40.

[9Ibidem.

[10Joël Beaugendre et Philippe Edmond-Mariette, Rapport d’information sur l’utilisation du chlordécone et des autres pesticides dans l’agriculture martiniquaise et guadeloupéenne, Paris, Assemblée nationale, 30 juin 2005, p. 42-43.

[11Didier Torny, « Managing an Everlastingly Polluted World. Food Policies and Community Health Actions in the French West Indies », in Soraya Boudia et Nathalie Jas. Toxicants, Health and Regulation since 1945, Londres, New York, Pickering & Chatto, 2013, p. 117-134.

[12Malcom Ferdinand, « Bridging the Divide to Face the Plantationocene : The Chlordecone Contamination and the 2009 Social Events in Martinique and Guadeloupe », in Murdoch Adlaï (ed.), Neoliberalism in the Caribbean and the French Antillean Uprisings of 2009, New Brunswick, Rutgers University Press, 2021, p. 53-79.

Nos partenaires


© laviedesidees.fr - Toute reproduction interdite sans autorisation explicite de la rédaction - Mentions légales - webdesign : Abel Poucet