Grave maladie propre aux soldats, disparaissant à la fin du XIXe siècle, la nostalgie fait l’objet d’une enquête magistrale, au croisement de l’histoire des sensibilités, de la médecine et de la guerre.
Une enquête sociologique sur les verriers de Givors expose la difficulté à faire reconnaître les maladies professionnelles. Ce n’est qu’au prix d’une lutte juridique acharnée et de collaborations entre ouvriers et scientifiques que la vérité a pu être rendue publique.
À l’heure où le charbon va redevenir la première source mondiale d’énergie, un ouvrage revient sur deux siècles d’histoire minière dans le monde à travers les enjeux de santé. Si les connaissances et la législation en matière de maladies professionnelles se sont accrues, ce n’est pas toujours au profit des conditions de vie des travailleurs.
Pathologie des sociétés industrialisées, les maux du travail ne suscitent pas de réaction politique à la hauteur de l’enjeu qu’ils posent à la démocratie sociale. Deux numéros récents de la Revue d’histoire moderne et contemporaine et de la revue Mouvements étudient l’occultation de cette question à la croisée de la science et de l’action politique.
Un ouvrage collectif de sociologues renouvelle l’étude du stress au travail en montrant que cette notion porte une individualisation des problèmes vécus par les salariés. A partir de recherches menées sur des agents au contact d’usagers dans différents services publics, il cherche à dépasser la vision habituelle du stress, à le comprendre comme une construction sociale et à interpréter ses différents usages sociaux ainsi que le rapport au travail qui en découle.