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Recension Politique

Définir le populisme

À propos de : Cas Mudde et Cristóbal Rovira Kaltwasser, Populism : A Very Short Introduction, Oxford / Brève introduction au populisme, Éditions de l’Aube


Face à la difficulté à s’accorder sur une définition du populisme, un ouvrage revient de manière critique sur les fondements de cette idéologie opposant un « peuple pur » aux « élites corrompues » et dresse un panorama de ses manifestations à travers le monde.

Le populisme se range assurément parmi les concepts les plus contestés au sein des sciences sociales, ce qui l’empêche aujourd’hui encore d’être pris au sérieux par de nombreux chercheurs. À tel point qu’on a pu parler à son sujet d’un champ de recherche « cacophonique » [1]. En effet, pour certains, sa très forte plasticité, son flou conceptuel et, par conséquent, l’absence d’une définition précise rendent le terme de populisme presque inutilisable en pratique [2]. Autrefois pionniers dans l’étude comparée du populisme [3], les travaux francophones les plus récents sont à l’image de cette impasse. Ils ont jusqu’à présent renoncé à définir rigoureusement le phénomène, quand ils ne se bornent pas à l’assimiler au fascisme [4].

D’autres recherches, plus proches de la théorie politique, entendent arrimer le populisme à une critique radicale de la démocratie représentative qui trouverait là son mécanisme régénérateur, dans la lignée des travaux d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe. Cette lecture « agonistique » du populisme a été notamment mise en circulation par les plateformes partisanes et les mouvements issus de la nouvelle gauche radicale, florissante en Europe méridionale. Si cette perspective sur le populisme conserve tout son intérêt, la plupart des recherches qui s’y rattachent ignorent un grand pan de la littérature sur le populisme. C’est de cette lecture « idéationnelle » du populisme, en plein développement dans la science politique internationale, que cette recension propose de rendre compte à travers l’ouvrage synthétique de Cas Mudde et Cristobal Rovira Kaltwasser.

Les trois piliers du populisme : une définition minimale

L’intention des auteurs, respectivement spécialistes reconnus des droites extrêmes et radicales et des populismes sud-américains, est double. Premièrement, il s’agit d’offrir une introduction au populisme dans une perspective comparée. Deuxièmement, l’intention est de montrer que sortir le populisme de son indétermination et de l’ornière normative dont il est encore souvent prisonnier est encore possible si l’on s’en tient à une définition minimale.

Ainsi, le premier chapitre entend répondre d’emblée à la question principale : qu’est-ce que le populisme ? Il s’agit incontestablement du chapitre le plus important. Les autres viennent illustrer, préciser et tirer les conséquences de cette définition préalablement posée. Les auteurs commencent par un tour d’horizon des principales traditions de recherche sur le populisme. Mudde et Kaltwasser revendiquent un certain pluralisme en insistant sur la possibilité d’une co-existence de définitions en apparence divergentes (approches historiques, stratégiques, communicationnelles, discursives, philosophiques, etc.), mais qui, en réalité, s’accordent bien souvent sur les principaux traits distinctifs du populisme. La définition à laquelle ils aboutissent est assurément le point le plus novateur — et le plus discutable — de l’ouvrage [5]. La démarche des deux auteurs diffère à bien des égards du ton polémique adopté par Jan-Werner Müller dans son ouvrage à succès bien qu’elle adopte une grille de lecture relativement proche sur certains aspects [6].

Le populisme est défini (p. 6) comme une idéologie mince (thin ideology) qui considère que la société est séparée entre deux camps à la fois homogènes et parfaitement antagonistes, « le peuple pur » et « l’élite corrompue », et qui prétend que la politique ne peut être que l’expression de la volonté générale du peuple. Cette définition était déjà présente dans un article séminal de Cas Mudde publié en 2004 [7]. Le populisme peut se définir à partir de trois composantes qui forment son noyau : le peuple pur, l’élite corrompue et la volonté générale.

Au centre, le peuple, communauté symbolique idéalisée, un corps politique « pur » et homogène, construit au travers d’une série de signifiants culturels, ethniques ou socio-économiques [8]. Cela fait du populisme un monisme idéologique en ce que son imaginaire fonctionne selon une logique de « simplification ». Le populisme articule ainsi une pluralité de demandes socio-politiques auxquelles elle façonne une identité commune dans la figure du peuple.

Le peuple est opposé systématiquement à l’élite corrompue. Symétriquement à la conception du peuple, l’élite est un groupe parfaitement homogène, indifférencié, dissemblable en tous points du peuple qu’elle domine et gouverne avec oppression. L’élite est organisée en oligarchie ou en caste tyrannique qui s’est arrogé le monopole du pouvoir politique, mais aussi économique, culturel et médiatique au détriment du peuple.

Troisième élément, la volonté générale, qui fait du peuple souverain la source exclusive du pouvoir politique. Dans le populisme, la souveraineté populaire doit s’exercer sans entraves ni contre-pouvoirs, débarrassée du caractère représentatif de la démocratie. La prétention des populistes est de faire triompher la volonté générale de cette « majorité silencieuse » à partir du « bon sens » du peuple en privilégiant un lien direct et sans médiation, plus « authentique ».

Le populisme comme idéologie « mince »

Plusieurs idéologies opposent également le peuple et les élites. Mais qu’est-ce qui justifie de placer cette opposition au centre de la mécanique populiste ? La réponse est que cet antagonisme relève ici d’une nature différente, que l’on ne retrouve pas dans les autres idéologies politiques. L’opposition du peuple et de l’élite s’exprime dans le populisme en termes profondément manichéens  : le bien contre le mal. Alors que dans le socialisme l’opposition entre le peuple et les élites est basée sur le concept de classe, et dans le nationalisme sur celui de nation, l’antagonisme s’origine, dans le cas du populisme, dans son caractère moral. Pour les populistes, l’essence du peuple réside ainsi dans sa pureté, dans le sens où celui-ci est authentique tandis que les élites, elles, sont fondamentalement impures. La pureté et l’authenticité du peuple font appel au registre de la moralité, l’antagonisme originel du populisme n’est donc pas compris par essence dans des termes ethniques, raciaux ou d’appartenance à des groupes socio-économiques.

L’approche idéationnelle conceptualise donc le populisme comme un assemblage d’idées reliées de façon assez lâche (ceux qui mobilisent cette lecture s’accordent précisément sur cet ensemble d’idées au cœur de la logique populiste – d’où sa dénomination). Elle se fonde ainsi sur l’analyse morphologique des idéologies développée par Michael Freeden à Oxford [9]. Cette lecture consiste essentiellement en une théorisation du populisme comme une « idéologie mince » (thin-centered ideology) qui ne propose pas de programme politique global et le même niveau de raffinement que les idéologies plus « épaisses » (thick ou full centered ideology), telles que le libéralisme, le socialisme ou le conservatisme. Le populisme est donc contraint de s’hybrider avec ces dernières pour donner un contenu substantiel au peuple. Par conséquent, il devient possible de faire la part entre ce qui relève du populisme proprement dit (l’antagonisme moral entre le peuple et les élites) et ce qui vient s’y ajouter, en lien avec les idéologies sur lesquelles il est enclin à s’appuyer (aussi appelées host ideology). D’une manière générale, le populisme se manifeste chez les populistes de gauche comme un mélange entre le populisme et une certaine forme de socialisme, chez les populistes de droite il se combine par exemple avec des formes plus ou moins édulcorées de nationalisme et de libéralisme économique.

Dans l’ensemble, les principales forces de l’approche idéationnelle reposent sur une définition des frontières claires entre ce qui relève du populisme et ce qui n’en est pas. Cela permet la construction de taxonomies logiques et autorise la comparaison transnationale ou interrégionale, qui peuvent être appliquées à différents niveaux d’analyse [10]. En s’assurant de bâtir leur théorie sur ces propriétés, les auteurs s’écartent du danger d’un concept mal spécifié à la manière du « chat-chien » de Giovanni Sartori [11]. Surtout, cette approche revendique de fait une lecture plus positiviste qui permet de passer au stade empirique avec plus de facilité.

La grande fécondité de cette lecture du populisme a donné lieu à toute une série de travaux empiriques permettant de capturer et mesurer le populisme non seulement au niveau des partis (ce que l’on renvoie couramment à l’offre politique), mais aussi au niveau des opinions et mobilisations des citoyens (la demande politique). On regrettera que cette brève introduction au populisme n’accorde pas davantage de place aux résultats des études empiriques qui pourtant en tirent pleinement parti [12].

Une approche comparative

Le deuxième chapitre est consacré aux manifestations du populisme sur les principales aires culturelles et géographiques où il s’est développé. Les auteurs se concentrent sur les trois régions dans lesquelles le populisme s’est le plus manifesté : l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe.

En Amérique du Nord, bien avant l’élection de Donald Trump, l’histoire du populisme remonte aux grandes mobilisations agrariennes du XIXe siècle dans les plaines canadiennes et états-uniennes. Ces mouvements dessinaient bien souvent une opposition entre le peuple pur des campagnes, et les banquiers corrompus des centres urbains. Cependant, les populistes nord-américains n’ont jamais vraiment été en mesure de s’adresser à une audience nationale, et étaient souvent confinés dans quelques régions du territoire — ce qui leur a été fatal. Autrefois très progressiste, le populisme est devenu plus conservateur, voire réactionnaire, d’abord avec la figure du gouverneur de Louisiane Georges Wallace puis avec le Tea Party des années 2010. L’Amérique du Sud est la région dans laquelle le populisme est le plus durablement enraciné, et où il apparaît en vagues successives. Les auteurs l’expliquent par deux facteurs. D’une part, la concentration des pouvoirs économiques et politiques aux mains d’une petite minorité a rendu le discours populiste plus attrayant, en particulier parce qu’il contribue à identifier l’existence d’une oligarchie corrompue qui agit contre la volonté du peuple. D’autre part, la tenue fréquente d’élections relativement libres et équitables permet aux électeurs de voter pour des populistes qui promettent de se débarrasser de l’oligarchie actuelle.

Sur le continent européen, les auteurs nous font comprendre que, en comparaison avec les deux aires géographiques précédentes, le populisme est un phénomène apparu plutôt récemment si l’on fait abstraction des narodniki russes. Si le fascisme et le communisme ont flirté avec le populisme, ils incarnent en fait des idéologies profondément élitistes. Dans le premier cas, on exalte plutôt la figure du chef, de la race ou de l’État que le peuple. Dans le second cas, le marxisme-léninisme fait de l’appareil du Parti communiste l’avant-garde éclairée du peuple qui le conduit plutôt qu’il ne suit sa volonté. Ce n’est qu’à partir des années 1980/1990 que le populisme renaît en Europe avec la percée des partis de droite radicale.

Les auteurs montrent ainsi que le populisme est un phénomène global. Dans chaque cas, c’est toujours la combinaison du populisme avec une idéologie dense qui permet l’identification du « peuple » et de « l’élite » en fonction du contexte spécifique (p. 40-41). Cette partie s’achève en évoquant un peu rapidement les terrains sud-asiatiques et moyen-orientaux, plus négligés, mais qui mettent en reliefs les formes particulières que prend le populisme dans le cadre de démocraties en consolidation ou d’autoritarismes compétitifs.

Les logiques organisationnelles et charismatiques

La perspective comparative conduit les auteurs à explorer les logiques organisationnelles variées auxquelles le populisme a recours pour mobiliser les sociétés. Ils identifient trois formes d’organisation prises par le populisme dans ses manifestations : l’incarnation du peuple par une personnalité plus ou moins charismatique, un mouvement social, un parti politique. Le chapitre fournit une présentation assez exhaustive de ces différents types d’organisation. Mais pourquoi le populisme revêt-il des formes organisationnelles si variées ?

Cela peut dépendre du type de régime politique. Ainsi, les régimes présidentiels renforcent l’émergence et l’attractivité d’un leadership personnel. C’est le cas en Amérique latine où les régimes présidentiels dominent. À l’inverse, les systèmes parlementaires créent des incitations pour l’émergence de partis politiques populistes. C’est pourquoi en Europe les populistes s’organisent davantage dans des partis plus ou moins bien organisés. En ce qui concerne les mouvements sociaux populistes, les auteurs attribuent leur succès à la structure d’opportunité politique. Quand le système électoral est majoritaire, bipartisan, et que les coûts d’entrée sont élevés, des mouvements sociaux populistes apparaissent presque nécessairement en dehors de l’organisation partisane comme on l’a vu aux États-Unis avec le Tea Party et Occupy Wall Street.

Le quatrième chapitre s’attarde sur la figure du dirigeant populiste. Il invite en premier lieu à revenir sur la figure de l’homme fort charismatique et flamboyant qui fait le succès de beaucoup de mouvements populistes. Car comme le soulignait Paul Taggart, le populisme « a besoin des individus les plus extraordinaires pour diriger les citoyens les plus ordinaires » [13]. Mais, parce que c’est un agencement lâche d’idées, il n’existe en fait pas de prototype du leader populiste. En revanche, les auteurs remarquent que les leaders populistes prétendent tous incarner la véritable voix authentique du peuple (la vox populi) et se présentent comme extérieurs à la classe politique – alors même qu’ils en font très souvent partie. Cette image est presque toujours soigneusement construite par le dirigeant populiste pour permettre de réfléchir la culture politique dans lequel il opère. Par exemple, la figure de l’homme fort sera plus efficace dans une société plus machiste et traditionnelle, tandis que la figure du populiste entrepreneur — comme Silvio Berlusconi — concernera des sociétés capitalistes et matérialistes. Dans tous les cas, la personnalité du leader populiste se doit d’entrer en résonance avec l’idéologie hôte sur lequel le populisme s’est greffé.

Populisme : menace ou agent correcteur de la démocratie ?

L’avant-dernier chapitre de l’ouvrage propose une réflexion sur la tension entre le populisme et la démocratie, dont les relations sont évidemment au centre des disputes sur l’essence du populisme. Le populisme est, il est vrai, tantôt perçu comme contraire à la démocratie libérale dont il est régulièrement accusé de saper les fondements, tantôt comme annonciateur de l’avènement d’une démocratie radicale. Ici, Mudde et Kaltwasser invitent à dépasser ces visions trop caricaturales du rapport du populisme avec la démocratie, souvent apocalyptiques ou à l’inverse trop optimistes.

Le populisme vient heurter de plein fouet les principes de fonctionnement d’une démocratie libérale qui borne les pouvoirs du peuple pour éviter l’apparition d’une tyrannie de la majorité. A contrario, le populisme suggère de faire triompher la volonté du peuple en toutes circonstances, ce qui conduit à rejeter les notions de pluralisme et, ce faisant, les droits des minorités. C’est pourquoi les populistes se focalisent si souvent sur les institutions qui les protègent, au premier rang desquelles la justice et les médias. Ces derniers rendent visibles les grands conflits qui traversent le peuple, cassant ainsi l’imaginaire populiste d’un peuple un et indivisible. Les populistes essayent ainsi régulièrement d’exploiter la tension inhérente aux démocraties libérales qui cherchent à garantir un équilibre harmonieux entre la règle de la majorité et les droits des minorités. Les populistes s’en prennent à toute remise en cause de la règle de la majorité – en particulier par une instance non-élue – comme une atteinte à la démocratie elle-même. En cela, le populisme peut développer une forme de démocratie radicale, ou de démocratie illibérale.

Dans l’approche idéationnelle, le populisme n’est donc en soi ni un bien ni un mal pour le système démocratique. Pour résumer la pensée des auteurs, le populisme peut jouer un rôle tantôt positif tantôt négatif sur la démocratie (tableau p. 83). En donnant la voix aux citoyens qui ne se sentent pas représentés par les élites, le populisme agit comme correctif à la démocratie. Les populistes sont alors les premiers à politiser des enjeux qui ne sont pas débattus par les élites politiques, mais qui sont considérés comme importants par la « majorité silencieuse ». Dans le même temps, le populisme fragilise la démocratie en ne tolérant pas l’expression d’opinions venues de minorités : en Europe, la droite radicale cherche à imposer une forme d’ethnocratie ; tandis qu’en Amérique latine, la gauche populiste cherche à limiter l’équité dans l’accès au pouvoir en modifiant les constitutions.

L’autre originalité de l’approche idéationnelle est ici de dire que, en fonction du contexte dans lequel il se situe et notamment du degré de démocratisation du régime politique en place, le populisme peut jouer à la fois comme une menace ou comme correctif au processus de démocratisation. Dans des régimes autoritaires ou semi-autoritaires, le populisme est plutôt un agent de démocratisation, dans une démocratie libérale il incarne plutôt une forme de déconsolidation démocratique.

Le chapitre final est d’une nature différente puisqu’il s’agit essentiellement de traiter des causes et des conséquences de la montée des populismes, et de ce qu’il conviendrait de faire pour l’endiguer. Parmi les causes ayant favorisé cet essor des populismes, les auteurs identifient des facteurs somme toute très classiques tels que la corruption des élites politiques, les échecs à implanter des politiques publiques économiques et sociales qui représentent les intérêts du peuple et les cadrages médiatiques sur l’immigration et la criminalité qui nourrissent les discours populistes (p. 100-103). On regrettera cependant que les auteurs ne parlent pas davantage de la stratégie efficace qui consiste, pour les partis de gouvernement, à disqualifier les opposants avec le label de populisme.

En résumé, cet ouvrage offre une synthèse d’une remarquable clarté sur le populisme au fil de ses 120 pages. Il fournit une introduction efficace à un champ de recherche en pleine expansion, dont on regrettera cependant que ses résultats empiriques ne soient pas davantage mis à l’honneur. Le modeste livre de Mudde et Kaltswasser parvient à fixer une définition capable de s’adapter à une variété de cas, permettant de dissocier plus précisément ce qui relève du populisme et ce qui s’en éloigne en diversifiant les niveaux d’analyse. Surtout, il brosse un véritable agenda de recherche pour les années à venir en invitant à la fois à davantage d’attention et de précision dans l’étude du populisme [14].

Cas Mudde et Cristóbal Rovira Kaltwasser, Populism : A Very Short Introduction, Oxford, Oxford University Press, 2017. Traduction française par Benoîte Dauvergne : Cas Mudde et Cristóbal Rovira Kaltwasser, Brève introduction au populisme, préface de Jean-Yves Camus, Éditions de l’Aube, 2018, 208 p., 16, 90 €.

par Tristan Guerra, le 13 mars

Pour citer cet article :

Tristan Guerra, « Définir le populisme », La Vie des idées , 13 mars 2019. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Definir-le-populisme.html

Nota bene :

Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article, vous êtes invité à proposer un texte au comité de rédaction (redaction chez laviedesidees.fr). Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

Notes

[1Alexandre Dézé, « Le populisme ou l’introuvable Cendrillon. Autour de quelques ouvrages récents », Revue française de science politique, 2004, vol. 54, no 1, p. 179‑190.

[2Les premiers textes a visée comparative sur le populisme prennent déjà acte de son caractère problématique. Ghita Ionescu et Ernest Gellner, Populism : Its Meaning and National Characteristics, New York, McMillan, 1969. Margaret Canovan, Populism, New York, Harcourt Brace Jovanovich, 1981.

[3Yves Mény et Yves Surel, Par le peuple et pour le peuple. Le populisme et les démocraties, Paris, Fayard, 2000. Guy Hermet, Les populismes dans le monde. Une histoire sociologique, XIXe-XXe siècle, Paris, Fayard, 2001.

[4Éric Fassin, Populisme : le grand ressentiment, Paris, Textuel, 2017, p. 81.

[5Pour une présentation plus claire et un effort de théorisation plus poussé de l’approche idéationnelle du populisme, se reporter à Cas Mudde, « Populism : A Ideational Approach » In C. R. Kaltwasser, P. Taggart, P. O. Espejo et P. Ostigny (dir.), The Oxford Handbook of Populism, Oxford, Oxford University Press, 2017.

[6Müeller Jan-Werner, Qu’est-ce que le populisme ?, Paris, Gallimard, coll. Folio essais, 2018.

[7Cas Mudde, “A populist Zeiggist ?”, Government & Opposition, 39, 4, 2004, p. 541-563.

[8Gilles Ivaldi, « Populisme et choix électoral. Analyse des effets des attitudes populistes sur l’orientation du vote », Revue française de science politique, 68, 5, 2018, p. 847-872.

[9Ben Stanley, « The thin-centered ideology of populism », The Journal of Political Ideologies, 13(1), 2008, p. 95-110. Pour une introduction plus générale à l’approche morphologique, voir Michael Freeden, « The Morphological Analysis of Ideology », dans Michael Freeden, Lyman Tower Sargent et Marc Stears (dir.), The Oxford Handbook of Political Ideology, Oxford, Oxford University Press, 2013, p. 115-138. Pour une critique de la lecture idéationnelle : Paris Aslanidis, « Is Populism An Ideology ? A Refutation and a New Perspective », Political Studies, 64, 1, 2016, p. 88-104.

[10Dans le detail voir Cas Mudde, « Populism : An Ideational Approach », op. cit.

[11Stijn Van Kessel, « The Populist cat-dog : applying the concept of populism to contemporary European party systems », Journal of Political Ideologies, 19(1), 2014, p. 99-118.

[12Pour un apercu, voir Kirk. A. Hawkins, Ryan E. Carlin, Levente Littvay, Cristóbal R. Kaltwasser (dir.), The Ideational Approach to Populism. Concept, Theory and Analysis, Routledge, Extremism and Democracy, 2018.

[13Paul Taggart, Populism, Open University Press, 2000.

[14Matthijs Rooduijn, “State of the field : How to study populism and adjacent topic ? A plea for both more and less focus”, European Journal of Political Research, 58, 1, 2019.